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Sujets corrigés de culture générale

Le gouvernement camerounais est résolument engagé dans la lutte contre la corruption. A partir d’exemples concrets, montrez les avantages et les limites de cette opération pour le développement du pays.

INTRODUCTION

Au nombre de fléaux susceptibles d’entraver la bonne santé économique du pays se trouve la corruption. Cette « gangrène qui sévit aujourd’hui dans l’ensemble des pays africains est inlassablement évoquée dans les conversations privées. Tout le monde s’accorde à en reconnaître et à en déplorer l’ampleur croissante. La corruption pourrait se définir comme le fait d’un individu qui sollicite ou reçoit un don ou une promesse de don pour faire un acte ou s’abstenir de faire un acte relevant de ses fonctions. Cet acte peut-être juste ou non, l’essentiel est qu’il ne soit pas sujet à payement. En fait, il n’est pas de société dotée d’Etat et de bureaucratie, ancienne ou moderne, qui ne connaît de la corruption. Mais, d’une société à l’autre, ou d’un type de société à l’autre, la corruption varie en ampleur et en extension, revêt des formes différentes et plus ou moins visibles ou tolérée, sectorialisées ou généralisée. C’est à ce titre que l’on a pu parler de forme de corruptions aux pays en voie de développement. Ainsi, la corruption mérite une attention particulière en raison de la nature spécifique des Etats africains contemporains et de la crise profonde qui les affecte.

Cette criminalité à « col blanc » ne passe pas sans laisser le gouvernement camerounais indifférent. C’est ainsi que certaines opérations ou mesures ont été prises par celui-ci dans l’optique de lutter contre le phénomène social comparé à une hydre. Malheureusement, au-delà des déclarations d’intentions, des constats apitoyés ou exaspérés et des condamnations moralisatrices, les mécanismes sociaux de la corruption restent peu analysés. Or, sans connaissance ni compréhension en profondeur du comment et pourquoi la corruption, toute campagne de lutte contre la corruption est vouée à l’échec. Nous tenterons d’abord de mettre en évidence quelques formes de la corruption pour montrer comment elle fonctionne. Ensuite, il sera question de ressortir les opérations menées par le gouvernement camerounais dans la lutte contre la corruption. Enfin, montrer les avantages et les limites de ces opérations.

I-                   COMMENT LA CORRUPTION FONCTIONNE-T-ELLE

Le Cameroun occupait la 13ème place au classement des pays les plus corrompus en 2001. C’est dire qu’il y a dans le tissu économique camerounais des élites corrompues et des investisseurs sans scrupule qui portent un coup mortel au développement du pays. Or, pour être corrompu, il faut être corrupteur. Investisseurs sans scrupules, homme politique véreux et businessmen avides de gains, tous s’entendent pour faire passer leur intérêt particulier et l’enrichissement personnel avant le développement économique de leur pays et la bien-être de leurs concitoyens. C’est dire que toutes les couches sociales semblent pratiquer la corruption au vu de ses différentes formes.

1-      Une logique de négociation

 

La corruption a depuis longtemps été comme une « transaction » et à ce titre, elle implique évidemment que le montant de la transaction soit l’objet d’un « marchandage ». Cette forme marchande de la négociation règne dans la quasi-totalité des échanges courants en Afrique. Le marchandage ne s’applique pas seulement au montant des transactions commerciales. Il s’insère dans une configuration plus large de négociation quotidiennes ; on le voit dans les domaine juridique, avec la superposition de plusieurs types de droits, hérités de plusieurs périodes, avant la colonisation (droit local/droit musulman), sous la colonisation (droit coutumier, indigène/droit français), avec les indépendances (droit national, souvent modifié). Or, aucun de ces droits n’est complètement « mort » dans la pratique et tous peuvent être mobilisés selon les besoins.

Il en est de même dans le domaine politique, les différents pouvoirs successifs s’étant plus empilés les uns sur les autres et réorganisés les uns par rapport aux autres (coexistence d’autorités politico-religieuses d’origine précoloniale, de chefferies administratives d’origines coloniales, de mains ou de délégués d’origines post coloniale). La corruption et la mauvaise gestion des élites politiques dans un contexte de crise économique sévère ont ébranlé la confiance placée dans le système démocratique.

2-      Une logique de courtage

 

Le courtage comme le marchandage représente au sens strict un mode particulier de marchandage avec rémunération de l’intermédiaire.

Peu de domaines échappent à cette logique du courtage. Pour un service bureaucratique, pour une démarche administrative complexe, pour des questions de famille délicate, pour chercher d’abord qui pourra être le guide, l’interlocuteur, l’intermédiaire, le médiateur. Bien évidemment, tout en tenant compte d’une rémunération financière ou matérielle. Or, les pratiques relevant de la corruption utilisent largement les courtiers dans tous les sens de ce terme.

3-      Une logique du « cadeau »

Donner de « petites cadeaux » fait partie des milles actes de la vie quotidienne le plus souvent au nom d’un remerciement pour le service rendu. C’est surtout un devoir moral. Le bénéficiaire d’une aide quelconque se doit de faire un geste. Le cadeau se pratique d’ailleurs aussi bien vers des « supérieurs » que vers des égaux ou des « inférieurs ». Les détenteurs de pouvoir « traditionnel », par exemple, sont autant des attributaires que des donateurs. On amène quelque chose à un chef « coutumier » lorsqu’on va le saluer, même si on n’a rien de précis à lui demander. Pau importe le nom employé aujourd’hui, c’est surtout d’argent qu’il s’agit. Certes, le cadeau est fait à l’avance, pour se concilier préventivement les bonnes grâces du fonctionnaire pour lester le dossier qu’on lui a remis, et qu’ainsi, « les papiers ne s’envolent pas ».

Nombre de pratiques de la petite corruption rentrent dans cette catégorie du « cadeau ».

4-      Une logique du devoir d’entraide de réseau

 

Les réseaux de solidarités interpersonnelles sont multiples en Afrique et en particulier au Cameroun. Or, non seulement ces diverses formes de relations interpersonnelles sont particulièrement étendues et procurent à chacun un capital de relations sociales et comportent une obligation morale quasi-généralisée d’assistance mutuelle.

En outre, dans un contexte de disfonctionnement des appareils administratifs et bureaucratique, et de rareté dramatique des ressources, la multiplication des interventions en faveur de tel ou tel durent peu à peu le mode normal restera plus que la solution du « pot de vin », s’il en a les moyens. Or, l’omniprésence du « service personnel rendu » bien que tombant le plus souvent sous le coup de la loi, celle-ci ne devait jamais être appliquée, et relevant incontestablement du complexe de la corruption.

5-      Une logique de l’autorité prédatrice

 

Celle-ci porte sur le droit que s’arrogent de nombreux détenteurs de position de pouvoir de procéder à des formes d’extorsion aux dépend de leurs sujets ; c'est-à-dire ceux qui doivent passer par leurs fourches caudines.

Tout se passe comme si ces procédés régaliens, que leur victimes désignent plutôt comme du racket, étaient, pour ceux qui en bénéficient, non pas de l’ordre d’un choix personnel, mais relevaient bel et bien de leur fonction. Ainsi, le policier à le droit de prélever son dû sur les transporteurs, comme le directeur de cabinet a le droit de puiser dans les fonds spéciaux, ou comme le juge a le droit d’exercer une redevance des justiciables.

Certes, la banque route des Etats et le non payement des salaires peuvent pour une part expliquer que les fonctionnaires détenteurs d’une quelconque parcelle d’autorité se « payent sur la bête ».

6-      Une logique de l’accumulation ré-distributrice

L’enrichissement illicite et le népotisme sont bel et bien source de corruption.

Ce n’est en effet qu’en accumulant qu’il est possible d’être généreux, de faire maître de largesse et de témoigner de la reconnaissance à tous ceux qui avant, quand vous étiez petit, faible, dans le besoin, vous ont aidé, encouragé, soutenu. Or, pour un fonctionnaire, les portes de pouvoir sont les seuls moyens d’arriver à un enrichissement quelconque.

Conscient de toutes ces formes de corruptions, il est dès lors judicieux de trouver des voies et moyens pour fermer la route à ce fléau pluridimensionnels. Quelles sont les opérations menées par l’Etat camerounais pour lutter contre la corruption ?

 

 

II-                LES OPERATIONS DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION

III-             AVANTAGES ET LIMITES

Comment le sport en général, et le football en particulier, peuvent contribuer utilement au développement de l’économie camerounaise ?

Illustrer votre analyse avec des exemples concrets de votre choix.

 

INTRODUCTION

L’Afrique entra dans le 20ème siècle pauvre, une région fortement colonisée. En entrant au 21ème siècle, beaucoup de chose ont changé. L’éduction a pris de la vitesse et l’espérance de vie a augmenté… Depuis le milieu des années 1990, des signes d’une bonne gestion économique ont apparu, avec l’augmentation des revus et du niveau des exportations. Ce diagnostic sévère de la plus importante institution mondiale de développement et de financement rejoint l’exhortation du Secrétaire Général des Nations Unies invitant les pays africains à diversifier leurs exportations. Or, à plusieurs égards, le sport n’a souvent pas été considéré comme une activité capable de générer des revenus et de permettre la création d’emplois. L’évaluation de l’impact réel du sport en général et du football en particulier sur l’économie fait l’objet de vives controverses entre économistes, même si on ne peut nier que son poids économique est considérable. Les marchés modernes du sport représentent ainsi un véritable secteur de croissance dans l’économie nationale des pays industriels avec des structures diversifiées, des interdépendances commerciales étendues au sein du secteur privé et des relations complexes vis-à-vis du secteur public. De plus en plus, on s’accorde à relever qu’une importante distinction doit être faite entre deux types d’études d’impacts : la première, microéconomique, est basée sur l’analyse coût-bénéfice et la seconde, macroéconomique, se préoccupe à savoir ce que l’activité économique ou les flux monétaires génèrent par projet ou quelle importance une industrie comme le secteur du sport en général a-t-elle sur l’économie nationale ou régionale. Le sport est devenu un phénomène social majeur dont l’importance tend à s’accroître en même temps que grandissent les dangers qui le menacent. Il a pris une telle place dans nos sociétés, qu’il peut à lui seul constituer un puissant indicateur de réussite ou d’échec tant sur le plan économique que politique. Pleinement reconnu comme phénomène social, le sport est une des expressions sociales individuelles majeurs de notre époque. Il est facteur de cohésion et d’intégration sociale, d’identification des groupes et des nations.

Le sport est aujourd’hui reconnu, mais encore faut-il voir comment cette reconnaissance caractérise comme partie intégrale du développement social et humain, compte tenu des résonnantes et de l’impact produit par l’acte sportif au plan social, culturel, économique et politique. Le débat autour de ce point fait ressortir principalement deux logiques : l’une purement économique, l’autre d’inspiration politique, et sans doute faut-il chercher ailleurs que dans l’économie, les motivations des dirigeants de pays, de plus en plus nombreux, lorsqu’ils rêvent d’accueillir les jeux modernes. Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour demander une limitation du gigantisme et de la sophistication des installations et des équipements, pour une délocalisation plus systématique des grandes manifestations, pour une représentation plus équitable des spécialistes des pays en développement dans les instances sportives internationales. C’est donc dire que le sport suscite de l’engouement.

I-                   IMPACT DU SPORT SUR L’ECONOMIE DU CAMEROUN

Au départ, il faut reconnaitre que dans son acceptation primaire, le sport peut se définir comme « toute forme d’activités physique qui, à travers une participation organisée ou non, ont pour objectif l’amélioration de la condition physique et psychique, le développement des relations sociales ou l’obtention de résultats en compétition de tous niveaux » (article 2 de la Charte Européenne du sport du Conseil d’Europe). A ce titre, le sport remplit quelques fonctions, à savoir : éducative, de santé publique, sociale, culturelle et ludique. Considéré sous l’angle économique, le sport représente un secteur en développement croissant.

Comme activité productrice, le sport des marchés dont la taille avoisine 1% du PIB dans tous les pays développés. Le marché des articles de sport est fortement internationalisé et l’industrie est très hétérogène : on y trouve aussi bien des PME que des firmes multinationales comme Nike, Puma, Reebok ou Adidas. Les formes de production artisanales (ballons cousu à la main), ont quasiment disparu sauf pour des produits haut de gamme. Elles ont été remplacées par les sous-traitances industrielles, par une production standardisée utilisant une main d’œuvre peu qualifiée. Face à un marché aussi segmenté, les entreprises adoptent des stratégies multiples : différenciation du produit, innovation, promotion, etc. le marché du spectacle sportif et plus particulièrement celui du sport télévisé constituent la plus grande part du marché des services liés au sport. Les relations économiques entre le sport et la télévision sont basées sur une convergence d’intérêt. Le sport attire la télévision en ce qu’il est un gisement d’audiences, ce que confirment les taux d’audience exceptionnels réalisés par la retransmission des spectacles sportifs internationaux. De ce fait, le sport contribue aux recettes publicitaires des chaînes de télévision, d’autant plus que les annonceurs sont attirés par les émissions à forte audience. Le sport est intéressé par la télévision à la fois parce qu’elle offre un gisement financier de plus en plus important, principalement pour le sport professionnel, mais également parce qu’elle assure la promotion du sport.

Le sport est à la fois un bien de consommation et un consommateur de biens. Des études récentes et nombreuses témoignent de l’essor de l’économie du sport en tant que branche autonome des sciences économiques, ont mis en relief l’importance du chiffre d’affaire généré par le sport : qu’il s’agisse de la construction d’infrastructures, de la production d’équipements durables et de biens de consommation, de la fourniture de services de la diffusion d’information, des recettes des spectacles sportifs, de dépenses publicitaires ou de budgets de sponsoring, il y a quelques années, un certain nombre d’études, fort instructives, ont été menées dans certains pays. Au Royaume Uni par exemple, l’ensemble des ressources procurées par le sport à l’Etat est quatre fois supérieur au chiffre des dépenses inscrites au budget. Une étude hollandaise, cherchant à évaluer les effets du sport sur l’économie, a montré que la suppression des activités sportives entraînerait la perte de 300 000 emplois et une réduction de la consommation intérieure de 5 milliards de florins. En France, la Fédération des industries d’articles de sport rassemblait, en 1980, 6 482 entreprises qui employaient 300 000 personnes. En général, on estime que le poids de l’économie du sport varie entre 1 et 2% du PNB dans les différents pays et tend à croître à un rythme supérieur à celui de la plupart des autres secteurs. En même temps, cette économie s’internationalise de plus en plus et représente une partie en hausse du commerce mondial. Encore faut-il signaler que l’ensemble des chiffres que l’on peut avancer ne tiennent pas compte de l’apport, très considérable, constitué par l’engagement des innombrables bénévoles présents à tous les niveaux des organisations sportives. En ce qui concerne le lancement des activités physiques et sportives, il faut souligner la faiblesse des ressources disponibles dans les pays les moins avancés ainsi qu’une tendance à un désengagement au plan budgétaire des pouvoirs publics dans de très nombreux pays, y compris de nombreux pays industrialisés, et un recours accru à des modes de financement extrabudgétaires : loteries et paris sportifs. La possibilité pour tous de pratiquer régulièrement des activités physiques et sportives doit être considérée comme faisant partie intégrante du développement. Il est donc important d’évoquer une relation symbiotique de par la relation étroite entre le développement et le sport et le développement économique et socioculturel. Différentes études et recherches ont mis en évidence les avantages considérables qu’une pratique sportive régulière et modérée, constitutive d’un style de vie, peut entraîner : amélioration de la santé, réduction de l’absentéisme et des accidents du travail, meilleure intégration sociale, possibilités récréative diversifiées pour l’individu et la famille. Des études entreprises au Canada ont montré l’impact économique mesurable des activités de sport pour tous sur les dépenses de santé.

II-                POURQUOI FAUT-IL PROMOUVOIR LE SPORT ?

Illustrant ces interférences des expériences ont été réalisées dans certains pays industrialisés, pour lier la promotion des pratiques sportives au développement du milieu rural. L’expérience montre qu’en favorisant les activés physiques et sportives en pleine nature, souvent associées à d’autres activités culturelles, sociales ou touristiques, le milieu rural peut redevenir un milieu d’accueil. Aussi, la pratique des activités physiques et sportives permet-elle l’aménagement des espaces naturels, la construction et l’entretien d’installations de proximité, communales ou intercommunales, la fourniture de services et la création d’emplois à temps partiel ou à plein temps. Comme le montre une étude publiée il y a quelques années, le sous-développement sportif est à la fois un aspect et une conséquence du sous-développement économique. La conséquence du sous-développement sportif est « l’exode des muscles ». si les pays en développement ont l’ardente obligation de satisfaire en premier lieu les besoins fondamentaux de leur population, le sport de haut niveau peut-être classé dans cette catégorie. Il existe des priorités plus urgentes et plus impérieuses.

III-       IMPACT DU FOOTBALL SUR L’ECONOMIE DU CAMEROUN

L’internationalisation économique du football va au-delà des aspects positifs ci-dessus énumérés à titre d’exemple. Par elle, on peut notamment ajouter quelques autres. Il y a notamment la cotation des clubs en bourse, le renforcement du rôle de l’industrie du sport, l’accroissement potentiel de l’investissement aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement, la possibilité de contrôler, voire de lutter contre l’immigration clandestine d’origine sportive, la création et la réfection des stades de football, la création d’emplois nouveaux pour de milliers de jeunes footballeurs et pour la main d’œuvre encore au chômage et même industrialiser un pays. Comme les investisseurs du monde industriel sont entrés dans le football, il est clair que la tentation de lancer de nouveaux produits sera de plus en plus grande, dans ce sens que l’industrie va suivre le mouvement du football et se précipitera à satisfaire la nouvelle demande. Elle s’investira pleinement dans les actes de gestion et d’administration pouvant l’amener à construire ou à rénover des stades de football. Ce qui est important aussi bien pour elle que pour la population locale.

CONCLUSION

En résumé, il est utile de rappeler ce qui suit, pour mieux comprendre les contributions potentielles de l’éduction physique et du sport au développement économique dans ses différentes dimensions : amélioration de la qualité et des performances de la main d’œuvre, média et industries du sport, utilisation, aménagement et protection de l’environnement (espace naturels, rénovations des sites, tourisme). Il ressort qu’apporter un appui à l’éducation physique et au sport constitue un investissement et doit être traité comme tel par les responsables des décisions d’ordre économique. Pour la banque mondiale, citée par Problèmes économiques (octobre 2000, p. 16), accroître la compétitivité et diversifier les économies est un domaine auquel l’Afrique doit accorder la priorité si elle veut revendiquer la place qui lui revient au siècle nouveau. C’est pourquoi nous suggérons qu’elle compte aussi sur le sport en régulant le secteur. Il est susceptible de créer des emplois et d’augmenter le revenu des habitants, ceux qui y travaillent, en premier. Les relations entre le sport et la télévision ne sont cependant pas exemptes d’effets pervers : développement inégal des disciplines sportives, vision déformée du sport, tendance à la « vedettisation » dopage, été.

A votre avis, quels sont les impacts sur le développement de l’Afrique des multiples conflits qui se produisent dans différents Etats ?

Illustrez votre analyse avec des exemples concrets de votre choix.

 

 

INTRODUCTION

Après le génocide qu’a connu le Rwanda en 1994, on a estimé le nombre de personnes mortes à des millions. La situation du Darfour serait comparable à celle du Rwanda, car les atrocités commises relèvent vraisemblablement d’un génocide. La République Démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, le Togo… sont autant de pays sui sont touchés par des conflits armés. A voir la fréquence de tous les conflits dans différents Etats africains, l’on pourrait croire qu’il existe un véritable challenge où le vainqueur sera celui qui obtiendra le nombre le plus élevé de personnes mortes. D’après le rapport du sommet de l’OUA (devenu Union Africaine) tenu en juin 1997 à Harare, 14 des 53 pays d’Afrique ont connu des conflits armés et que depuis 1970, il y a eu sur le continent africain, plus de 30 guerres qui dans leur majorité ont été responsable de plus de la moitié de tous les décès causés par des conflits dans le monde entier et ont fait plus de 8 millions de refugiés et de personnes déplacées. Est-ce parce que le continent est trop peuplé ? Allons le savoir.

Bien qu’aucun transgresseur n’y soit désigné nommément, au lendemain de la guerre froide, les intérêts étrangers continuent de jouer un rôle important dans certains conflits, la rivalité se portant désormais sur le pétrole et d’autres ressources africaines. En outre, il faut aussi reconnaitre le rôle que jouent certains gouvernements africains pour soutenir, voire occasionner des conflits chez leurs voisins. Par ailleurs, compte tenu de l’absence fréquente de moyens pacifiques pour remplacer ceux qui sont au pouvoir et de la "politisation souvent violente de l’ethnicité", les conflits deviennent pratiquement inévitables.

Mais, au-delà de tous les intérêts des pays étrangers et pays africains, les horribles souffrances du peuple rwandais n’ont-ils pas servi de leçon à nos différents pays africains ? Ou encore, le souvenir de l’expérience en Somalie, au Soudan et autres, n’ont-ils suscités de nombreuses interrogations à l’égard de nos différents chefs d’Etats ? Les conflits armés ont-ils donc un impact aussi négligeable sur le développement de ces différents Etats africains ? A travers un plan détaillé, nous mettrons en évidence les conséquences de ces conflits armés dans différents Etats africains sous une triple dimension : économique, social et par rapport à la sécurité humaine.

I-                   IMPACT DES CONFLITS ARMES SUR LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE

Les conflits armés annihilent les efforts de développement de nos Etats africains. Et la première conséquence des conflits armés demeure économique. Le coût de l’insécurité en matière de développement est tout à fait nouveau et varie d’une économie à une autre. Toutefois, ces coûts portent sur :

-          La réduction de la main d’œuvre et des outils de productions ;

-          L’inflation des dépenses militaires au détriment d’autres dépenses ;

-          La réduction des ressources disponibles et d’emplois

-          Perte d’opportunités et baisse des investissements ;

-          Baisse du niveau d’importations.

Il faut aussi remarquer qu’il existe un lien direct entre les confits et les choix économiques de nos Etats africains notamment, les politiques d’ajustement des années 80, mettant ainsi en exergue les privatisations sauvages qui ont transformé les ressources en dehors du continent et conduit à la chute de la main d’œuvre.

II-                LES CONSEQUENCES SOCIALES DES CONFLITS ARMES

Les conséquences s’inscrivent dans un contexte de pauvreté et de famine :

-          Destruction des relations sociétales, des valeurs et des repères ;

-          Aggravation des difficultés d’accès aux services de base, de santé et d’éducation ;

-          Désintégration et destruction sociale résultant des effets destructeurs des conflits intra étatiques ;

-          Migrations involontaires des populations ;

-          Violations massive des droits humais ;

-          Problématique des enfants soldats ;

-          Impact particulièrement important sur les femmes et les jeunes filles ;

-          Destruction des routes et écoles ;

-               Les conflits entraînent la famine, empêchent les gens de mener les activités quotidiennes qui leur permette de vivre, comme semer et récolter les cultures. Là où les champs sont minés, les terres agricoles doivent être abandonnées, jusqu’à ce qui de coûteuses opération de déminage soient possibles, ce qui prend généralement plusieurs années.

Pour ce faire, une seule approche sous-régionale, intégrée et prenant en compte toutes les dimensions de la sécurité humaine susceptible d’aider nos Etats africains à faire face aux conséquences sociales désastreuses des conflits.

III-             LA SECURITE HUMAINE PENDANT ET APRES LES CONFLITS

L’un des problèmes fondamentaux auxquels font face les personnes déplacées demeure la dislocation culturelle. Ainsi, la bonne gouvernance aussi bien politique qu’économique est fondamentale pour la prévention des conflits. Aussi, la sécurité humaine prendrait sa vraie signification sil l’on parvenait au consensus que le bien être d’un groupe donné est également le bien-être de toute le monde. Doit donc être mis en exergue :

-          La protection des groupes vulnérables ;

-          La nécessité de traiter la sécurité, l’aide humanitaire et le développement d’une manière intégrée

-          L’appauvrissement de l’intégration sous-régionale conjointe des zones frontalières.

CONCLUSION

Les conflits armés n’ont jamais fait de biens à ceux qui les mènent, si ce ne sont les pays d’à côté ou étrangers qui ont leurs intérêts. Le développement économique, la société sont les principaux domaines touchés. Les impacts sur le développement sont négatifs et il faudrait rompre le cercle vicieux dans l’interaction entre conflit et développement par : la prévention des conflits, notamment par les mécanismes traditionnels, la nécessité de mettre l’accent sur le micro-désarmement, la mise au point des systèmes alertes précoce et des réseaux sentinelles, l’éducation pour la paix, les droits humains et le respect de la diversité.

L’union Africaine : Fondement, Intérêt et Implication pour le Cameroun.

 

 

INTRODUCTION

L’Afrique est un contient où l’on vît apparaître l’un des premiers Hommes. A l’origine, c’est un grand contient reconnu pour ses hommes robustes, travailleurs, dynamiques, solides et créateurs. Il fut déchiré et meurtrit par plusieurs siècles d’esclavage au terme desquels ses bâtisseurs furent transférés en occident, notamment en Amérique et en Europe. Heureusement, la traite négrière s’acheva, le continent retrouva la paix, la solidarité et sa liberté. Cependant, les pays africains seront colonisés par les pays européens (France, Espagne, Portugal, Angleterre…). La plupart des pays africains furent obligés d’adopter les habitudes de leurs colons, ils furent dupés, trahis et malmenés. Puis survient la vague des indépendances des années 1960 où la majorité de ces pays réclament leur autonomie. Ce qui leur a été donné avec beaucoup de peine et après de nombreux conflits armés tels que le maquis au Cameroun et le massacre de Soweto en Afrique du Sud. L’Afrique est aussi reconnue par son unité culturelle à travers la solidarité de ses populations, l’altruisme, la tolérance, bref les grandes valeurs morales et éthiques qui leur sont propres. Il est né donc en Afrique, un désir ardent ; l’union ou l’unité. Car ils savent « qu’une seule main ne peut attacher un paquet ». C’est dans cette perspective qu’un organisme supranationale crée par le Président Mouammar El Kadhafi de Libye vit le jour le 26 mai 2001 après ratification par les 2/3 des pays membres de l’OUA : l’Union Africaine.

De nombreuses questions surgissent après sa création : quelle est son origine ? Au mieux, son fondement ? Quelle est sa raison d’être ? Quels sont l’intérêt et l’implication pour les pays africains en général et le Cameroun en particulier ? Autrement dit, qu’est ce que l’Union Africaine apporte au Cameroun ? Pour répondre à ces questions, notre réflexion portera sur les origines du concept (I), en s’interrogeant sur la tradition culturelle africaine et en débouchant sur la transition OUA/UA. Nous ferons un point sur son intérêt et l’implication pour le Cameroun (II).

I-                   FONDEMENT DE L’UNION AFRICAINE

1-      Tradition cultuelle des peuples africains

L’Union Africaine n’est pas un concept nouveau. Elle ne date plus de l’invention de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) dont le 37ème sommet s’est tenu le 09 juillet 2001 à Lusaka. L’Union Africaine (UA) s’est inscrite dans la lointaine et vieille aspiration des peuples africains à s’unir afin de rassembler leurs forces. Faire converger leur énergies et organiser le rythme d’une vie communautaire dans le respect mutuel, la compréhension réciproque et pour l’intérêt de tous ses pays membres.

Si les africains sont reconnus pour leur collaboration, ils le sont davantage pour leur traditions ou leurs valeurs culturelles, le culte de l’hospitalité et la fraternité leur sont intériorisée. Les peuples Bamilékés de la région de l’Ouest Cameroun par exemple sont singulièrement déterminés à s’unir autour d’un même idéal de solidarité via les réunions, les associations de familles, etc. L’assainissement d’un membre en cas de malheur ou de bonheur en est une illusion palpable. Pris de façon globale, les africains recherchent une unité dans laquelle tous les peuples d’Afrique se reconnaîtront et s’identifieront. Ces peuples unis par l’histoire, par la géographie, la culture et les ethnies affinent tous les jours le désir de vivre dans une Afrique où touts les pays chantent un seul hymne : l’unité.

Outre les grands empires constitués du VIIIème au XVIIIème siècle, les regroupements sous régionaux tentés par les colonisateurs, en passant par le souffle du mouvement panafricaniste au début du siècle dernier, l’OUA fut en réalité la seule relique vivante de l’idée d’unité africaine.

2-      De l’OUA à l’Union Africaine

 

Si l’idée d’unité ou d’union européenne remonte au XVIIème siècle, l’idée d’Union Africaine a eu ses précurseurs bien avant que Kwame Nkrumah en publie en 1963, Africa must unit, qui ne trouve son expression juridique que dans la charte d’Adedis Abeba et se concrétise notamment sous la forme d’OUA.

L’OUA est crée le 25 mai 1963 à Addis Abeba en Ethiopie – et ses pères fondateurs sont Nkrumah, Houphouët Boigny, Léopold Sedar Senghor, Mohamed V. Sékou Touré, Ahmed Ben Bella, Patrice Lumumba, etc. au départ, elle a pour mission de réaliser à terme l’unité africaine, et premièrement de libérer l’Afrique du joug colonial. C’est d’ailleurs une victoire réelle pour l’organisation supranationale dont elle se plait de rappeler chaque fois que l’occasion lui est offerte de dresser son bilan. Cependant, la gestion de l’OUA a toujours suscité de nombreuses controverses au point où plusieurs voix se sont élevées pour demander quelle était sa mission essentielle : réaliser à terme l’unité bilatérale et multilatérale. Pour d’autres, si l’organisation panafricaine avait été créée pour réaliser l’unité intégrative du continent, elle serait appelée Organisation pour l’Unité Africaine.

L’objectif principal de libération de l’Afrique du joug colonial étant néanmoins atteint, il est grand temps de s’attaquer aux problèmes les plus importants de l’heure que sont : la place de l’Afrique dans le concert des nations caractérisé aujourd’hui par la mondialisation de l’économie et des échanges. De ce fait, la création de l’Union Africaine serait la solution immuable.

Les missions de l’UA ont été déclinées à Syrte – en Grande Jamahiriya – en septembre 1999 sur l’initiative du président libyen. Approuvé à l’unanimité par ses pairs africains, elle a été adoptée à Lomé, lors du 36e sommet de l’OUA (12 juillet 2000) et proclamé à Syrte (du 1er au 2 mars 2000). Son traité est entré en vigueur le 26 mai 2001 après la ratification par les 2/3 des Etats membres de l’OUA. Une fois créée, nous nous posons la question de savoir si elle a un impact significatif sur la gestion des Etats africains, sur leur coopération multilatérale ? Cependant, nous sommes en droit de nous demander quel est son intérêt ?

II-                INTERET ET IMPACT DE L’UNION AFRICAINE POUR LE CAMEROUN

L’Union Africaine est une organisation supranationale dont l’intérêt pour le Cameroun peut être relevé à trois niveaux : le plan économique, le plan politique et le plan social.

1-      sur le plan économique

L’Union Africaine permettra à moyen terme et à long terme de restaurer et maintenir la stabilité macro-économique, en définissant des standards et des objectifs pour les politiques fiscales et monétaires ; et en développant des cadres institutionnels appropriés. Elle incite la création des cadres légaux et régulateurs transparents pour les marchés financiers de mondialisation. Par là, le Cameroun pourra avoir un tissu économique revitalisé et très dynamique. L’UA enfin pourra promouvoir le développement des infrastructures de l’agriculture et sa diversification. Dans un climat pareil, le Cameroun retrouvera ses lettres de noblesse longtemps recherchées.

2-      sur le plan politique

 

L’Union Africaine devra promouvoir et protéger la démocratie des droits de l’homme en développant des normes claires de responsabilité, de transparence et de gouvernance participative.

L’Union Africaine dotera l’Etat la capacité d’établir et d’appliquer un cadre et maintenir l’ordre et la loi. En outre, elle développera la théorie de « l’inter gouvernance » qui vise à comprendre le mécanisme par lequel les Etats sont conduits, à s’associer pour répondre plus efficacement à des besoins communs.

L’Union Africaine est un instrument de facilitation d’adoption des accords et d’assurance des engagements. Il est doté d’un droit d’intervention, d’émission dans les affaires intérieures d’un Etat dont les décisions sont prises de façon concertée. C’est ainsi que l’on a vu le Tchad intervenir dans les affaires concernant la République Démocratique du Congo ou aussi le Burkina Fasso, le Ghana et l’Afrique du Sud dans ceux de la Côte d’Ivoire. En clair, les actions de l’UA auront un impact signifiait dans la vie politique du Cameroun.

3-      sur le plan social

L’Union Africaine permet de renforcer les mécanismes de prévention, de gestion, de résolution des conflits et s’assurer qu’ils sont utilisés pour le maintien et la restauration de la paix. Dans cette logique, le gouvernement camerounais envoie souvent des moyens humais et naturels dans les pays en situation de trouble pour leur apporter son soutien technique et moral.

L’Union Africaine permettra de revitaliser et faciliter l’accès à l’éduction, la formation professionnelle et aux services de santé (priorité au VIH/SIDA, au paludisme et aux autres maladies transmissibles). Le Cameroun est fortement impliqué dans ce volet, notamment en participant aux grands forums dont les thèmes traités relèvent du domaine. Le Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP) qui est actuellement entrain d’être élaboré, contiendra en priorité les points axés sur la lutte contre les maladies transmissibles.

En sus, le Cameroun s’inscrit dans la logique de l’UA malgré quelques réticences encore constatées. Mais cependant, son niveau d’implication serait presque proportionnel à l’intérêt qu’il tire.

CONCLUSION

L’UA est née dans un contexte de tumultes et d’insuffisances de l’OUA dont la mission régalienne consistait à sortir les pays africains du joug colonial. Une fois cette mission remplie, l’organisation doit muter pour rentrer dans une logique de mondialisation avec tout ce que cela entraine. C’est la raison pour laquelle l’UA va naître. Elle s’est assignée de nombreuses missions nobles, sur le plan économique en instituant une règlementation qui de plus en plus assainira le tissu économique du pays. Sur le plan politique, l’UA va inciter à la bonne gouvernance en instituant de nombreuses procédures. Le plan social quant à lui sera revitalisé par l’UA afin que l’accès aux soins de santé, à l’éduction soit une affaire de tout le monde.

On entend beaucoup parler depuis quelques années, des programmes d’action axés sur la lutte contre la pauvreté en Afrique.

Après avoir expliqué ce qu’est la pauvreté, à votre avis, indiquer quelques actions pratiques qui pourront être menées pour réduire la pauvreté dans la société camerounaise.

 

 

INTRODUCTION

L’Afrique post coloniale a connu deux décennies plutôt piteuses : les années 70 et 90, et entre dans le XXIème siècle avec un endettement considérable. Le cours déprimé des matières premières constitue un handicap majeur. L’Afrique au début du 3ème millénaire cumule de biens tristes records : famine à répétition, explosion des conflits armés, réfugiés par dizaines de millions, le SIDA en progression exponentielle… La situation du Cameroun en est une illustration, car il occupe la 134ème place des peuples les plus pauvres du monde en 1992. Son taux de population privée d’accès à l’eau potable était de 46% entre 1990 et 1998 ; entre 81 et 91,85% sont privés de services de santé. Par ailleurs, la pauvreté touchait 80,5% de la population totale en 1996. le revenu annuel dans les ménages les plus pauvres équivalait à 63000 F par mois (moins d’un dollar par jour). En 1998, l’endettement total du Cameroun était de 5000 milliards de francs CFA (3 900 milliards de dette extérieure et 100 milliards de dette intérieure). Le constat que nous faisons est que le Cameroun se trouve dans une situation de pauvreté. S’il faut se poser une question, c’est celle de savoir si la pauvreté est une situation enviable pour un pays comme le Cameroun, qui a le souci et le désir d’être vu aux yeux du monde comme le moteur de l’Afrique centrale. Si la réponse est négative, nous allons nous efforcer de proposer des actions pragmatiques qui pourraient être utiles pour le triangle national en vue d’éradiquer la pauvreté. Mais avant cela, nous allons dire ce qu’est effectivement la pauvreté.

I-                   DEFINITION DE LA PAUVRETE

L’on pourrait définir la pauvreté comme étant le manque ou l’impossibilité d’avoir des ressources nécessaires à la vie. Toutefois, les institutions de Bretton Woods ont trouvé d’autres définitions.

Un pays pauvre est un pays où le taux de mortalité infantile est élevé (pas d’accès aux services de santé). Ce fut le cas en Gambie où la dépense par tête en médicaments était de 0,14 dollars contre 1,60 dollars recommandée par l’OMS.

Un pays pauvre est un pays où la production agricole n’arrive plus à suivre le rythme de progression démographique (1973-1980, régression de la production agricole de -0,3% et accroissement de la population de l’Afrique sub-saharienne de 2,8%.

L’Afrique possède moins de 1% du commerce mondial : c’est un critère de pauvreté.

Les dettes extérieures très lourdes représentent un critère de pauvreté. Ainsi, en 1992, le Mozambique accumulait une dette qui correspondait au quadruple de son PNB or, le Cameroun plus sage, a contenu sa dette à 27% de son PIB.

Un pays pauvre est un pays menacé par les maladies telles que le paludisme, le SIDA. Le SIDA par exemple décime chaque année les forces vives du continent en général car il touche dans la plupart des vas, la couche de la population qui fait tourner l’économie (de 20 à 45 ans).

II-                ACTIONS PRATIQUES POUVANT ETRES MENEES POUR REDUIRE LA PAUVRETE AU CAMEROUN

Les acteurs de la vie socio-économique culturelle et politique doivent se mettre au travail ceci dans un climat de pax et de sérénité afin de joindre les paroles aux actes. Kwame Nkrumah disait encore : « théorie sans pratique est vide et pratique sans théorie est aveugle ».

Pour arriver à réduire la pauvreté, le gouvernement doit :

Centrer tous ses efforts sur l’amélioration des politiques d’éducation. Ceci en créant des conditions favorables à l’éducation des jeunes camerounais, notamment la construction des écoles primaires, secondaires, grandes écoles et universités, favoriser la professionnalisation des études supérieures afin de garantir un emploi aux jeunes camerounais à la sortie des écoles. Créer des solutions favorables visant à inciter les jeunes camerounais à rester au pays pendant et après les études. Ceci aura pour but d’éviter l’émigration des cerveaux vers les pays étrangers porteurs d’avenir pour ceux-ci. Si les forces vives de la nation ne font rien dans ce sens, le Cameroun risquerait de se trouver dans la situation semblable à celle de l’Afrique toute entière détruite par la traite négrière. Toutefois, chaque camerounais à son niveau doit des cultiver psychologiquement et physiquement pour faire face aux difficultés qu’il rencontrera de s’en sortir.

Equiper des centres de santé et institutions des hôpitaux publics afin de permettre aux populations d’avoir accès aux soins sans trop de peine. En outre, le gouvernement doit inciter les investisseurs à créer des hôpitaux pour assurer une couverture sanitaire à toute la population. L’Etat a intérêt à financer les travaux de recherche scientifique dans le but de favoriser nos chercheurs à aider la population entière.

Investir dans les infrastructures routières pour permette une bonne circulation des biens, des hommes, de l’information et donc de la richesse. Ainsi, des routes aménagées qui relient les villages productifs de l’Est et le Centre auront un grand impact sur la productivité agricole dans la mesure où les producteurs du café, cacao auront des moyens pour écouler leurs produits. Les touristes pourront visiter les sites touristiques que regorgent ces villages. Tout ceci aura pour objectif d’assainir l’économie camerounaise et donc, d’augmenter son taux de croissance.

Œuvrer de façon à ce que la production énergétique soit importante dans le pays. Notamment en créant de nouveaux barrages hydroélectriques.

Privilégier les aides relatives au financement des infrastructures routières qui à court terme, développent le pays (comme l’a dit Abdoulaye Wade lors du sommet du développement de l’Afrique à Tokyo du 27 au 30 septembre 2003).

Les pouvoirs publics doivent supprimer la boulimie des dépenses somptuaires : achat de grosses voitures (VX), avions privés, construction de vastes châteaux inutiles pour la nation. Ils doivent éviter le goût permanent pour les éléphants blancs (choisir des projets adaptés aux pays pauvres afin de mieux contrôler la situation plutôt que de choisir ceux adaptés aux pays industrialisés qui n’auront que pour but de nous ruiner (accroissement des charges financières, non fiabilité de ces projets). Ils doivent renforcer la lutte contre la corruption à tous les niveaux afin que la responsabilité de chacun soit engagée.

Le gouvernement doit créer davantage un climat favorable aux investissements en allégeant par exemple la fiscalité. Ainsi, les investisseurs étrangers et les nationaux seront encouragés à investir dans un pays comme le Cameroun où y règne la paix et y fait bon vivre.

L’Etat doit encourager les populations rurales et urbaines à se lancer vivement dans l’agriculture en leur donnant des moyens de financement de ce secteur. Car à l’horizon 2020, l’Afrique aura besoins de 410 millions de tonnes de maïs et ne pourra produire que 40% si l’état actuel de l’agriculture reste statique. La SODECAO doit travailler aussi avec le gouvernement pour fournir aux agriculteurs le matériel de travail (insecticide, tracteurs, engrais…).

Les banques camerounaises sont en surliquidité (près de 1000 milliards de francs). Cependant, elles n’accordent pas toujours les crédits aux opérateurs économiques camerounais qui ont le souci de créer des entreprises pourvoyeuses et créatrices de richesse. Celles-ci demandent des garanties et posent des conditions pas faciles à remplir. Or, en Europe et aux Etats-Unis, il existe des banques et des organisations spécialisées qui accordent des crédits à court, moyen et long terme aux promoteurs d’entreprises.

Monter rapidement le Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP). Avec pour objectif la réduction de moitié de la pauvreté des populations à l’horizon 2015.

Exploiter les atouts qu’a le Cameroun pour attirer les capitaux étrangers :

-          Stabilité politique, paix dans le pays

-          Main d’œuvre abondante, disponible et qualifiée.

-          Opportunité d’investir offertes par les privatisations des entreprises.

-          Sous sol riche : minerais de fer, bauxite, pétrole, gaz…

-          La zone franche industrielle accorde des avantages fiscaux et douaniers aux investisseurs.

En 1998, l’endettement total du Cameroun était de 5 000 milliards de francs CFA de dette extérieure. Le club de Paris a annulé une partie de la dette bilatérale. Le Cameroun doit œuvrer pour bénéficier de ce genre d’avantages.

Continuer le processus de privatisation des entreprises publiques. Ceci aura pour objectif d’assainir la gestion de ces entreprises, faire entrer des devises dans le pays, favoriser les recrutements sur la base des compétences réelles et objectives diminuer la corruption. L’ancien premier ministre Peter Mafany Mussonge a justement dit « Nous avons passé le flambeau du développement au secteur privé ».

Les pouvoirs publics avec le MINSANTE doivent réglementer et normaliser la médecine traditionnelle afin de soigner les maladies qui ne trouvent pas de solution dans la médecine moderne (initier la médecine chinoise).

Réduction du taux de mortalité infantile

Mise en place d’un code d’investissement touristique afin de développer le tourisme au Cameroun, moyen de revenu.

Développer le secteur informel pour résoudre le problème de chômage.

Créer des sources de revenu afin d’éviter la trilogie du malheur (faible revenu – faible épargne – faible investissement et surendettement pessimiste).

CONCLUSION

Le bilan économique du Cameroun est particulièrement critique : c’est d’abord et avant tout la position déplorable qu’il occupe dans la sphère mondiale en matière de pauvreté. C’est la spirale de l’appauvrissement qui se caractérise par la sous productivité, source de revenus insuffisants et d’investissement déficient. C’est ensuite le comportement passif, avare et corrompu des décideurs camerounais qui est à l’origine de cette spirale vit actuellement la nation : taux de chômage sans cesse croissant, la productivité agricole ne suit pas le rythme de la progression démographique. Le nombre de paludéens augmente chaque année, le taux de prévalence du SIDA est croissant.

En janvier 2011, le gouvernement a organisé à Ebolowa, Région du Sud, le Comice Agropastoral, cette fête rurale a revalorisé l’agriculture comme base de développement économique du pays.

A partir d’exemples concrets de votre choix, montrez les moyens et stratégies par lesquels le Cameroun peut développer son agriculture.

 

 

INTRODUCTION

L’Afrique de manière générale connaît depuis quelques décennies une croissance démographique et des dynamiques de transformation sans précédent. A voir cette évolution, une seule question nous vient à l’esprit : comment et où vont vivre les quelque millions d’habitants supplémentaires de l’Afrique à l’horizon 2020 ? Afin de tenir le choc de la croissance démographique, l’Afrique doit tripler sa production agricole d’ici 2050. Pour de nombreux scientifiques, ceux-ci pensent que le révolution verte africaine ne peut être qu’un bique.

Au Cameroun, le secteur agricole emploie environ 70% de la population active et représente 40% des recettes d’exportation. Il reste une part importante de l’économie camerounaise (20% à 30% du PIB). En ce qui concerne l’agriculture, la plupart des activités agricoles sont organisées et mises en œuvre par les exploitations familiales qui sont la forme de production la plus importante au sein de l’économie familiale en milieu rural.

La problématique du développement de l’agriculture, un pertinent sujet de réflexion auquel s’atèle sans cesse des groupes scientifiques dans la pleine prise de conscience que, comme pour tous les pays, le Cameroun ne pourra décoller qu’avec ce préalable. Il faut tout mettre en œuvre pour réduire l’extrême pauvreté ainsi que la faim. C’est ce qui pourrait bien justifier le rôle du comice agropastoral qui a été crée depuis longtemps mais qui a eu du mal à décoller. Une genèse sur le comice permettra de faire un constat générale sur l’agriculture camerounaise, de ressortir son rôle afin de dégager des stratégies qui permettront au Cameroun de bien développer les années à venir.

  • Historique du comice

Contrairement aux derniers Spectacles Agric notamment 1973 à Buea, 1974 à N’Gaoundéré, 1977 à Bafoussam, 1981 à Bertoua, 1984 à Bamenda, 1987/88 à Maroua et 2011 à Ebolowa, la principale préoccupation du comice était d’accroître par le changement qu’un tel évènement apporterait à la vie de ses citadins et de l’importance à la vie – fil de notre économie.

En fait, tous les commentaires se sont avérés convenir que le spectacle Agric est une cause de fierté pour toute personne qui a assisté à la présentation des produits agricoles et d’élevage qui sont venus avec les Camerounais de différentes régions pour mettre en valeur et exposer leur savoir-faire. Les fruits de la terre, la richesse de la forêt, les animaux, les oiseaux, les œuvres de la main, étaient disponibles pour que les gens puisse voir et d’apprécier les produits en provenance du Cameroun, surnommé Afrique en miniature.

  • But du comice

Il a été créé par un décret présidentiel de 1973 à Buea. Son objectif premier est d’intensifier la production agricole du Cameroun et de stimuler tous les agriculteurs à travailler plus fort. L’initiative visait également à assurer le développement des infrastructures des villes hôtes en termes de santé, d’éducation, d’assainissement, de routes, de réhabilitation, d’urbanisation et de nombreuses autres installations. Ainsi, la mission quotidienne des agriculteurs est de faire tous les efforts pour assurer notre sécurité alimentaire, créer des emplois dans les zones rurales, réduire nos importations et stimuler les exportations de produits agricoles pour notre agriculture au sens large, afin de jouer son rôle en tant que force motrice de l’économie nationale

I-                   CONSTAT : EN GENERAL

Notre politique de développement du secteur rural doit résoudre l’épineux problème de l’insuffisance du financement, qu’il s’agisse du public ou l’investissement privé. Nous devons également aborder divers autres anomalies telles que :

-          Absence de végétale amélioré et des matières animales ;

-          L’accès difficile à la terre

-          Faible soutien de la part de l’Etat

-          Rendement de la terre pauvre

-          Ampleur des pertes post-récoltes

-          L’inaccessibilité des zones de production

-          Les procédures de paiement longues

-          Inadéquation entre le système de marché et le secteur agricole

On n’arrêtera jamais de dire que l’agriculture dans le sens le plus large – c'est-à-dire y compris l’élevage et la pêche – est la véritable richesse de notre pays et que les revenus pétroliers et miniers, aussi utiles soient-ils, ne peuvent pas être la seule base de notre développement. Est-il vraiment nécessaire de rappeler nos agro-pastoraux potentiels ?

II-                ROLE DE L’AGRICULTURE

  • La production agricole

Comme les cultures alimentaires sur lesquelles notre sécurité alimentaire dépend, il y a eu une légère augmentation de la production au cours des dernières années. Cela est vrai pour le riz, le maïs, le mil et le sorgho, ainsi que la banane plantain, le manioc et la pomme de terre. Cette tendance positive s’applique également aux légumes, fruits et graines oléagineuses.

-               Tout d’abord, la production agricole doit pouvoir nourrir la population. En d’autres termes, elle doit assurer notre autosuffisance alimentaire. Est-ce le cas ? En principe, oui, mais dans la pratique, les choses sont un peu différente. Les résultats de la spéculation conduisent à des hausses de prix, rendent la nourriture inabordable pour les plus défavorisés.

-               En suite, dans un pays comme le nôtre où 60% de la population dépend de l’agriculture, elle devrait être le pourvoyeur d’emploi primaire. Pourtant, nous savons que beaucoup de gens en milieu rural – en particulier les jeunes – éprouvent des difficultés à obtenir un emploi et attirer par la "Glamour de la ville".

-               Troisièmement, la capacité de production de notre agriculture reste fortement sous-utilisée, ce qui l’empêche de prendre sa place légitime dans notre économie, contribuant ainsi à l’amélioration de la condition de vie des populations concernées. C’est l’une des raisons de la stagnation de notre indice de développement humain et de notre retard dans la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

-               Enfin, une production insuffisante de certains produits comme le riz, le maïs, le sucre et le poisson, nous oblige à importer de grandes quantités alors que nous avons de grandes superficies adaptées à ces cultures. Ces importations viennent sérieusement bouleverser notre balance commerciale extérieure.

Pourtant, nous pourrions facilement produire de ces aliments ou de substitution leur offrant des produits locaux tels que le plantain, le manioc et bien d’autres.

A notre avis, nous n’utilisons pas assez de nos potentialités dans ce secteur.

  • L’élevage

La production animale est en cours. Viandes de bœuf, de petits ruminants et de porc ont atteint des tonnages importants. Mais, la croissance la plus remarquable a été constatée dans la volaille, ce qui entraîne une réduction substantielle des importations. Cette observation est intéressante dans la mesure où elle traduit l’augmentation de notre production nationale qui conduit automatiquement à une réduction des importations. Il y a également une croissance significative dans la production de lait de bœuf, mais après une double confrontation entre notre production réelle et nos ressources, l’on se rend compte qu’il y a encore beaucoup de place pour la croissance dans tous ces secteurs. Mais quelles stratégies pour une production plus croissante ?

III-             STRATEGIES : Idée Générale

Pour rappel, l’idée du comice est de faire des progrès vers la modernisation de la pêche, l’agriculture, l’élevage et par conséquent augmenter la production et la productivité des petites exploitations, favoriser l’émergence d’unités de « deuxième génération » de production, c'est-à-dire grandes et de taille moyenne respectueuse de l’environnement des entreprises.

Ces problèmes sont aggravés par les effets du changement climatique. En dehors de cette dernière contrainte à laquelle nous ne pouvons adapter nos stratégies, tous les autres exigent des réponses urgentes et appropriés. La plupart des idées importantes comprennent :

  • La mise en place d’une unité de production d’engrais
  • La mise en service de l’usine d’assemblage des machines agricoles en cours de construction à Ebolowa
  • La réhabilitation des fermes semencières
  • La préparation de la réforme agraire pour répondre aux exigences de la production agraire
  • La construction des marchés des produits agro-pastoraux, de pêche et coopératives d’achat
  • La réforme de la formation et l’enseignement agricoles
  • Le renforcement du mécanisme de financement des activités rurales avec l’ouverture de la Banque d’agriculteurs et des PME/PMI de la Banque.

Structure de financement : création d’une banque de financement

 

Cela aussi est marqué par les décisions importantes annoncées par le Chef de l’Etat aux acteurs du monde rural et agricole. La création d’une banque des agriculteurs, la construction des routes, la création d’une industrie de montage de tracteurs et autres.

Pour augmenter la production locale, il est nécessaire que les agriculteurs aient des revenus suffisants, sans pour autant augmenter le prix de vente des produits locaux.

-          Tout d’abord, la production agricole

A ce stade, nous tenons à faire deux remarques : pour les céréales, il est clair que nous devrions produire beaucoup plus afin d’éviter, comme nous l’avons dit plus tôt, de les importer. En partant de l’information dont nous disposons, nous le Cameroun a dépensé environ 550 milliards de FCFA en 2009 pour l’importation de la farine, de riz et de poisson, ce qui est sept fois plus le montant de 1994. Nous devons absolument nous libérer de cette dépendance car « l’Afrique ne doit plus importer pour manger ». L’augmentation de la production de nos cultures en situation de pénurie et l’amélioration de nos canaux de communication avec les zones rurales doivent maintenant être considérés comme des priorités urgentes.

En ce qui concerne les cultures de rente, essentiellement la cacao et le café, après une baisse de la production due à des prix déprimés, nous assistons à une amélioration progressive du tonnage, qui est plus important pour la cacao. Une telle amélioration devrait être encouragée. Les problèmes persistants devant être résolus sont associés aux vergers vieillissants, la qualité des produits et encore une fois, l’entretient des routes.

En ce qui concerne les cultures industrielles comme le coton, l’huile de palme, le caoutchouc, la canne à sucre et la banane, nous pourrions prolonger notre caoutchouc et les plantations de banane pour générer des recettes en devises et emplois et la culture du coton mérite un coup de pouce pour répondre à une augmentation attendu de la consommation mondiale qui émerge à peine l’agriculture et l’industrie.

-          Ensuite l’élevage

La pêche en mer et la pêche continentale ainsi que la pisciculture jouent un rôle important dans notre pays, en raison de leur teneur en protéines dans l’alimentation de notre population. Reconnaissons que nous n’avons pas encore exploré toutes les potentialités de nos ressources halieutiques. Des efforts devraient être faits dans ce sens pour nous empêcher l’importation de grandes quantités de poissons, notamment le maquereau.

IV-             MOYENS

 

1-      Mise en place des stratégies : implication des ministères et tutelles

Nous faisons donc appel aux divers ministères et services chargés du développement rural pour aborder ces questions et adopter des mesures pour les mettre en œuvre dès que possible.

Il serait bon aussi au niveau du système éducatif, de proposer aux jeunes sans emploi des formations qualifiantes relatives aux métiers de l’agriculture et de développer les métiers de l’agriculture. Le but étant de lutter contre l’exode rural et favoriser un retour à la terre.

2-      Routes en vue de construction

En conséquence, après le comice de 2011, les routes suivantes seront pavées :

-          Ebolowa-Kribi par l’intermédiaire d’Akom II ;

-          Ebolowa-Kribi via Lolodorf, dans le cadre de l’industriel de Kribi et du complexe portuaire

-          Olama-Lolodorf ;

-          Sangmelima-Ouesso Djoum pour lesquels un financement est disponible

-          Ebolowa-Sangmelima par Mengon, dont les travaux vont commencer cette année.

3-      Lancement dès que possible de constructions

La construction d’un certain nombre d’installation, notamment :

-          Le barrage hydroélectrique de Memve’ele et Kribi deepsea port ;

-          Barrage hydroélectrique de Mékin

-          Usine alimentée au gaz de Kribi

4-      Développement de l’agriculture

-          Mettre en place une politique agricole communicative en intégrant le contexte spécifique de notre territoire et de l’espace Haute Provence

-          Apporter un soutien aux producteurs de projets

Les priorités de la commission de développement agricole :

1ère action : création d’un lieu de vente directe :

De manière à répondre à une problématique locale et dans l’esprit des enjeux du schéma d’orientation, il est proposé d’étudier la possibilité de création d’une maison de l’agriculteur qui serait un lieu de vente (circuit court) et surtout un lieu d’échange entre les producteurs et les consommateurs. Il s’agit également de répondre à une demande d’agriculteurs motivés, professionnels et compétents.

2ème action : favoriser la distribution des produits agricoles locaux dans les cantines scolaires de notre territoire

3ème action : mobilisation des terres agricoles :

Compte tenu de l’évolution économique mondiale, les différents organismes pourraient encourager le développement des cultures vivrières et mobiliser du foncier à cet effet. Cette proposition est cohérente avec l’agenda 21 : économie maîtrisée, équité sociale et protection de l’environnement.

4ème action : favoriser les investigations de production en terre agricole sèche et irriguée, par la prise de contact auprès de la Chambre d’Agriculture et des centres de recherche (INRA et Cadarache).

5ème action : veiller à maintenir les terres irrigables de bonne valeur agronomique en zone périurbaines. Participation à des manifestations valorisant l’agriculture locale.

CONCLUSION

Le comice agropastoral de 2011 à Ebolowa restera dans les annales de l’histoire du Cameroun comme une réussite. Annoncé par le Chef de l’Etat dans son message traditionnel de fin d’année à la nation en 2009, le Salon de l’agro-pastoral est devenu une réalité et des bookmakers viendront faire l’écho de son retentissant succès en termes d’organisation et de participation.

La reconnaissance de notre politique agricole, en dépit de la stricte discipline budgétaire à laquelle nous devons faire face, un effort financier particulier sera fait par l’Etat pour soutenir l’agriculture, l’élevage et la pêche au cours des prochains exercices. A en croire les organisateurs, l’agriculture demeure le principal vecteur d’un développement durable, qu’il s’agisse dans un premier temps de satisfaire la demande locale qui est réduite avant de songer à l’exportation. La question qui est maintenant en attente chez tout le monde est celle de savoir qui sera l’hôte du prochain Salon agropastoral ? Salon qui permettra de faire une meilleure évaluation des actions et stratégies prônées en 2011.

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