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En janvier 2011, le gouvernement a organisé à Ebolowa, Région du Sud, le Comice Agropastoral, cette fête rurale a revalorisé l’agriculture comme base de développement économique du pays.

A partir d’exemples concrets de votre choix, montrez les moyens et stratégies par lesquels le Cameroun peut développer son agriculture.

 

 

INTRODUCTION

L’Afrique de manière générale connaît depuis quelques décennies une croissance démographique et des dynamiques de transformation sans précédent. A voir cette évolution, une seule question nous vient à l’esprit : comment et où vont vivre les quelque millions d’habitants supplémentaires de l’Afrique à l’horizon 2020 ? Afin de tenir le choc de la croissance démographique, l’Afrique doit tripler sa production agricole d’ici 2050. Pour de nombreux scientifiques, ceux-ci pensent que le révolution verte africaine ne peut être qu’un bique.

Au Cameroun, le secteur agricole emploie environ 70% de la population active et représente 40% des recettes d’exportation. Il reste une part importante de l’économie camerounaise (20% à 30% du PIB). En ce qui concerne l’agriculture, la plupart des activités agricoles sont organisées et mises en œuvre par les exploitations familiales qui sont la forme de production la plus importante au sein de l’économie familiale en milieu rural.

La problématique du développement de l’agriculture, un pertinent sujet de réflexion auquel s’atèle sans cesse des groupes scientifiques dans la pleine prise de conscience que, comme pour tous les pays, le Cameroun ne pourra décoller qu’avec ce préalable. Il faut tout mettre en œuvre pour réduire l’extrême pauvreté ainsi que la faim. C’est ce qui pourrait bien justifier le rôle du comice agropastoral qui a été crée depuis longtemps mais qui a eu du mal à décoller. Une genèse sur le comice permettra de faire un constat générale sur l’agriculture camerounaise, de ressortir son rôle afin de dégager des stratégies qui permettront au Cameroun de bien développer les années à venir.

  • Historique du comice

Contrairement aux derniers Spectacles Agric notamment 1973 à Buea, 1974 à N’Gaoundéré, 1977 à Bafoussam, 1981 à Bertoua, 1984 à Bamenda, 1987/88 à Maroua et 2011 à Ebolowa, la principale préoccupation du comice était d’accroître par le changement qu’un tel évènement apporterait à la vie de ses citadins et de l’importance à la vie – fil de notre économie.

En fait, tous les commentaires se sont avérés convenir que le spectacle Agric est une cause de fierté pour toute personne qui a assisté à la présentation des produits agricoles et d’élevage qui sont venus avec les Camerounais de différentes régions pour mettre en valeur et exposer leur savoir-faire. Les fruits de la terre, la richesse de la forêt, les animaux, les oiseaux, les œuvres de la main, étaient disponibles pour que les gens puisse voir et d’apprécier les produits en provenance du Cameroun, surnommé Afrique en miniature.

  • But du comice

Il a été créé par un décret présidentiel de 1973 à Buea. Son objectif premier est d’intensifier la production agricole du Cameroun et de stimuler tous les agriculteurs à travailler plus fort. L’initiative visait également à assurer le développement des infrastructures des villes hôtes en termes de santé, d’éducation, d’assainissement, de routes, de réhabilitation, d’urbanisation et de nombreuses autres installations. Ainsi, la mission quotidienne des agriculteurs est de faire tous les efforts pour assurer notre sécurité alimentaire, créer des emplois dans les zones rurales, réduire nos importations et stimuler les exportations de produits agricoles pour notre agriculture au sens large, afin de jouer son rôle en tant que force motrice de l’économie nationale

I-                   CONSTAT : EN GENERAL

Notre politique de développement du secteur rural doit résoudre l’épineux problème de l’insuffisance du financement, qu’il s’agisse du public ou l’investissement privé. Nous devons également aborder divers autres anomalies telles que :

-          Absence de végétale amélioré et des matières animales ;

-          L’accès difficile à la terre

-          Faible soutien de la part de l’Etat

-          Rendement de la terre pauvre

-          Ampleur des pertes post-récoltes

-          L’inaccessibilité des zones de production

-          Les procédures de paiement longues

-          Inadéquation entre le système de marché et le secteur agricole

On n’arrêtera jamais de dire que l’agriculture dans le sens le plus large – c'est-à-dire y compris l’élevage et la pêche – est la véritable richesse de notre pays et que les revenus pétroliers et miniers, aussi utiles soient-ils, ne peuvent pas être la seule base de notre développement. Est-il vraiment nécessaire de rappeler nos agro-pastoraux potentiels ?

II-                ROLE DE L’AGRICULTURE

  • La production agricole

Comme les cultures alimentaires sur lesquelles notre sécurité alimentaire dépend, il y a eu une légère augmentation de la production au cours des dernières années. Cela est vrai pour le riz, le maïs, le mil et le sorgho, ainsi que la banane plantain, le manioc et la pomme de terre. Cette tendance positive s’applique également aux légumes, fruits et graines oléagineuses.

-               Tout d’abord, la production agricole doit pouvoir nourrir la population. En d’autres termes, elle doit assurer notre autosuffisance alimentaire. Est-ce le cas ? En principe, oui, mais dans la pratique, les choses sont un peu différente. Les résultats de la spéculation conduisent à des hausses de prix, rendent la nourriture inabordable pour les plus défavorisés.

-               En suite, dans un pays comme le nôtre où 60% de la population dépend de l’agriculture, elle devrait être le pourvoyeur d’emploi primaire. Pourtant, nous savons que beaucoup de gens en milieu rural – en particulier les jeunes – éprouvent des difficultés à obtenir un emploi et attirer par la "Glamour de la ville".

-               Troisièmement, la capacité de production de notre agriculture reste fortement sous-utilisée, ce qui l’empêche de prendre sa place légitime dans notre économie, contribuant ainsi à l’amélioration de la condition de vie des populations concernées. C’est l’une des raisons de la stagnation de notre indice de développement humain et de notre retard dans la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

-               Enfin, une production insuffisante de certains produits comme le riz, le maïs, le sucre et le poisson, nous oblige à importer de grandes quantités alors que nous avons de grandes superficies adaptées à ces cultures. Ces importations viennent sérieusement bouleverser notre balance commerciale extérieure.

Pourtant, nous pourrions facilement produire de ces aliments ou de substitution leur offrant des produits locaux tels que le plantain, le manioc et bien d’autres.

A notre avis, nous n’utilisons pas assez de nos potentialités dans ce secteur.

  • L’élevage

La production animale est en cours. Viandes de bœuf, de petits ruminants et de porc ont atteint des tonnages importants. Mais, la croissance la plus remarquable a été constatée dans la volaille, ce qui entraîne une réduction substantielle des importations. Cette observation est intéressante dans la mesure où elle traduit l’augmentation de notre production nationale qui conduit automatiquement à une réduction des importations. Il y a également une croissance significative dans la production de lait de bœuf, mais après une double confrontation entre notre production réelle et nos ressources, l’on se rend compte qu’il y a encore beaucoup de place pour la croissance dans tous ces secteurs. Mais quelles stratégies pour une production plus croissante ?

III-             STRATEGIES : Idée Générale

Pour rappel, l’idée du comice est de faire des progrès vers la modernisation de la pêche, l’agriculture, l’élevage et par conséquent augmenter la production et la productivité des petites exploitations, favoriser l’émergence d’unités de « deuxième génération » de production, c'est-à-dire grandes et de taille moyenne respectueuse de l’environnement des entreprises.

Ces problèmes sont aggravés par les effets du changement climatique. En dehors de cette dernière contrainte à laquelle nous ne pouvons adapter nos stratégies, tous les autres exigent des réponses urgentes et appropriés. La plupart des idées importantes comprennent :

  • La mise en place d’une unité de production d’engrais
  • La mise en service de l’usine d’assemblage des machines agricoles en cours de construction à Ebolowa
  • La réhabilitation des fermes semencières
  • La préparation de la réforme agraire pour répondre aux exigences de la production agraire
  • La construction des marchés des produits agro-pastoraux, de pêche et coopératives d’achat
  • La réforme de la formation et l’enseignement agricoles
  • Le renforcement du mécanisme de financement des activités rurales avec l’ouverture de la Banque d’agriculteurs et des PME/PMI de la Banque.

Structure de financement : création d’une banque de financement

 

Cela aussi est marqué par les décisions importantes annoncées par le Chef de l’Etat aux acteurs du monde rural et agricole. La création d’une banque des agriculteurs, la construction des routes, la création d’une industrie de montage de tracteurs et autres.

Pour augmenter la production locale, il est nécessaire que les agriculteurs aient des revenus suffisants, sans pour autant augmenter le prix de vente des produits locaux.

-          Tout d’abord, la production agricole

A ce stade, nous tenons à faire deux remarques : pour les céréales, il est clair que nous devrions produire beaucoup plus afin d’éviter, comme nous l’avons dit plus tôt, de les importer. En partant de l’information dont nous disposons, nous le Cameroun a dépensé environ 550 milliards de FCFA en 2009 pour l’importation de la farine, de riz et de poisson, ce qui est sept fois plus le montant de 1994. Nous devons absolument nous libérer de cette dépendance car « l’Afrique ne doit plus importer pour manger ». L’augmentation de la production de nos cultures en situation de pénurie et l’amélioration de nos canaux de communication avec les zones rurales doivent maintenant être considérés comme des priorités urgentes.

En ce qui concerne les cultures de rente, essentiellement la cacao et le café, après une baisse de la production due à des prix déprimés, nous assistons à une amélioration progressive du tonnage, qui est plus important pour la cacao. Une telle amélioration devrait être encouragée. Les problèmes persistants devant être résolus sont associés aux vergers vieillissants, la qualité des produits et encore une fois, l’entretient des routes.

En ce qui concerne les cultures industrielles comme le coton, l’huile de palme, le caoutchouc, la canne à sucre et la banane, nous pourrions prolonger notre caoutchouc et les plantations de banane pour générer des recettes en devises et emplois et la culture du coton mérite un coup de pouce pour répondre à une augmentation attendu de la consommation mondiale qui émerge à peine l’agriculture et l’industrie.

-          Ensuite l’élevage

La pêche en mer et la pêche continentale ainsi que la pisciculture jouent un rôle important dans notre pays, en raison de leur teneur en protéines dans l’alimentation de notre population. Reconnaissons que nous n’avons pas encore exploré toutes les potentialités de nos ressources halieutiques. Des efforts devraient être faits dans ce sens pour nous empêcher l’importation de grandes quantités de poissons, notamment le maquereau.

IV-             MOYENS

 

1-      Mise en place des stratégies : implication des ministères et tutelles

Nous faisons donc appel aux divers ministères et services chargés du développement rural pour aborder ces questions et adopter des mesures pour les mettre en œuvre dès que possible.

Il serait bon aussi au niveau du système éducatif, de proposer aux jeunes sans emploi des formations qualifiantes relatives aux métiers de l’agriculture et de développer les métiers de l’agriculture. Le but étant de lutter contre l’exode rural et favoriser un retour à la terre.

2-      Routes en vue de construction

En conséquence, après le comice de 2011, les routes suivantes seront pavées :

-          Ebolowa-Kribi par l’intermédiaire d’Akom II ;

-          Ebolowa-Kribi via Lolodorf, dans le cadre de l’industriel de Kribi et du complexe portuaire

-          Olama-Lolodorf ;

-          Sangmelima-Ouesso Djoum pour lesquels un financement est disponible

-          Ebolowa-Sangmelima par Mengon, dont les travaux vont commencer cette année.

3-      Lancement dès que possible de constructions

La construction d’un certain nombre d’installation, notamment :

-          Le barrage hydroélectrique de Memve’ele et Kribi deepsea port ;

-          Barrage hydroélectrique de Mékin

-          Usine alimentée au gaz de Kribi

4-      Développement de l’agriculture

-          Mettre en place une politique agricole communicative en intégrant le contexte spécifique de notre territoire et de l’espace Haute Provence

-          Apporter un soutien aux producteurs de projets

Les priorités de la commission de développement agricole :

1ère action : création d’un lieu de vente directe :

De manière à répondre à une problématique locale et dans l’esprit des enjeux du schéma d’orientation, il est proposé d’étudier la possibilité de création d’une maison de l’agriculteur qui serait un lieu de vente (circuit court) et surtout un lieu d’échange entre les producteurs et les consommateurs. Il s’agit également de répondre à une demande d’agriculteurs motivés, professionnels et compétents.

2ème action : favoriser la distribution des produits agricoles locaux dans les cantines scolaires de notre territoire

3ème action : mobilisation des terres agricoles :

Compte tenu de l’évolution économique mondiale, les différents organismes pourraient encourager le développement des cultures vivrières et mobiliser du foncier à cet effet. Cette proposition est cohérente avec l’agenda 21 : économie maîtrisée, équité sociale et protection de l’environnement.

4ème action : favoriser les investigations de production en terre agricole sèche et irriguée, par la prise de contact auprès de la Chambre d’Agriculture et des centres de recherche (INRA et Cadarache).

5ème action : veiller à maintenir les terres irrigables de bonne valeur agronomique en zone périurbaines. Participation à des manifestations valorisant l’agriculture locale.

CONCLUSION

Le comice agropastoral de 2011 à Ebolowa restera dans les annales de l’histoire du Cameroun comme une réussite. Annoncé par le Chef de l’Etat dans son message traditionnel de fin d’année à la nation en 2009, le Salon de l’agro-pastoral est devenu une réalité et des bookmakers viendront faire l’écho de son retentissant succès en termes d’organisation et de participation.

La reconnaissance de notre politique agricole, en dépit de la stricte discipline budgétaire à laquelle nous devons faire face, un effort financier particulier sera fait par l’Etat pour soutenir l’agriculture, l’élevage et la pêche au cours des prochains exercices. A en croire les organisateurs, l’agriculture demeure le principal vecteur d’un développement durable, qu’il s’agisse dans un premier temps de satisfaire la demande locale qui est réduite avant de songer à l’exportation. La question qui est maintenant en attente chez tout le monde est celle de savoir qui sera l’hôte du prochain Salon agropastoral ? Salon qui permettra de faire une meilleure évaluation des actions et stratégies prônées en 2011.

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