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Comment le sport en général, et le football en particulier, peuvent contribuer utilement au développement de l’économie camerounaise ?

Illustrer votre analyse avec des exemples concrets de votre choix.

 

INTRODUCTION

L’Afrique entra dans le 20ème siècle pauvre, une région fortement colonisée. En entrant au 21ème siècle, beaucoup de chose ont changé. L’éduction a pris de la vitesse et l’espérance de vie a augmenté… Depuis le milieu des années 1990, des signes d’une bonne gestion économique ont apparu, avec l’augmentation des revus et du niveau des exportations. Ce diagnostic sévère de la plus importante institution mondiale de développement et de financement rejoint l’exhortation du Secrétaire Général des Nations Unies invitant les pays africains à diversifier leurs exportations. Or, à plusieurs égards, le sport n’a souvent pas été considéré comme une activité capable de générer des revenus et de permettre la création d’emplois. L’évaluation de l’impact réel du sport en général et du football en particulier sur l’économie fait l’objet de vives controverses entre économistes, même si on ne peut nier que son poids économique est considérable. Les marchés modernes du sport représentent ainsi un véritable secteur de croissance dans l’économie nationale des pays industriels avec des structures diversifiées, des interdépendances commerciales étendues au sein du secteur privé et des relations complexes vis-à-vis du secteur public. De plus en plus, on s’accorde à relever qu’une importante distinction doit être faite entre deux types d’études d’impacts : la première, microéconomique, est basée sur l’analyse coût-bénéfice et la seconde, macroéconomique, se préoccupe à savoir ce que l’activité économique ou les flux monétaires génèrent par projet ou quelle importance une industrie comme le secteur du sport en général a-t-elle sur l’économie nationale ou régionale. Le sport est devenu un phénomène social majeur dont l’importance tend à s’accroître en même temps que grandissent les dangers qui le menacent. Il a pris une telle place dans nos sociétés, qu’il peut à lui seul constituer un puissant indicateur de réussite ou d’échec tant sur le plan économique que politique. Pleinement reconnu comme phénomène social, le sport est une des expressions sociales individuelles majeurs de notre époque. Il est facteur de cohésion et d’intégration sociale, d’identification des groupes et des nations.

Le sport est aujourd’hui reconnu, mais encore faut-il voir comment cette reconnaissance caractérise comme partie intégrale du développement social et humain, compte tenu des résonnantes et de l’impact produit par l’acte sportif au plan social, culturel, économique et politique. Le débat autour de ce point fait ressortir principalement deux logiques : l’une purement économique, l’autre d’inspiration politique, et sans doute faut-il chercher ailleurs que dans l’économie, les motivations des dirigeants de pays, de plus en plus nombreux, lorsqu’ils rêvent d’accueillir les jeux modernes. Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour demander une limitation du gigantisme et de la sophistication des installations et des équipements, pour une délocalisation plus systématique des grandes manifestations, pour une représentation plus équitable des spécialistes des pays en développement dans les instances sportives internationales. C’est donc dire que le sport suscite de l’engouement.

I-                   IMPACT DU SPORT SUR L’ECONOMIE DU CAMEROUN

Au départ, il faut reconnaitre que dans son acceptation primaire, le sport peut se définir comme « toute forme d’activités physique qui, à travers une participation organisée ou non, ont pour objectif l’amélioration de la condition physique et psychique, le développement des relations sociales ou l’obtention de résultats en compétition de tous niveaux » (article 2 de la Charte Européenne du sport du Conseil d’Europe). A ce titre, le sport remplit quelques fonctions, à savoir : éducative, de santé publique, sociale, culturelle et ludique. Considéré sous l’angle économique, le sport représente un secteur en développement croissant.

Comme activité productrice, le sport des marchés dont la taille avoisine 1% du PIB dans tous les pays développés. Le marché des articles de sport est fortement internationalisé et l’industrie est très hétérogène : on y trouve aussi bien des PME que des firmes multinationales comme Nike, Puma, Reebok ou Adidas. Les formes de production artisanales (ballons cousu à la main), ont quasiment disparu sauf pour des produits haut de gamme. Elles ont été remplacées par les sous-traitances industrielles, par une production standardisée utilisant une main d’œuvre peu qualifiée. Face à un marché aussi segmenté, les entreprises adoptent des stratégies multiples : différenciation du produit, innovation, promotion, etc. le marché du spectacle sportif et plus particulièrement celui du sport télévisé constituent la plus grande part du marché des services liés au sport. Les relations économiques entre le sport et la télévision sont basées sur une convergence d’intérêt. Le sport attire la télévision en ce qu’il est un gisement d’audiences, ce que confirment les taux d’audience exceptionnels réalisés par la retransmission des spectacles sportifs internationaux. De ce fait, le sport contribue aux recettes publicitaires des chaînes de télévision, d’autant plus que les annonceurs sont attirés par les émissions à forte audience. Le sport est intéressé par la télévision à la fois parce qu’elle offre un gisement financier de plus en plus important, principalement pour le sport professionnel, mais également parce qu’elle assure la promotion du sport.

Le sport est à la fois un bien de consommation et un consommateur de biens. Des études récentes et nombreuses témoignent de l’essor de l’économie du sport en tant que branche autonome des sciences économiques, ont mis en relief l’importance du chiffre d’affaire généré par le sport : qu’il s’agisse de la construction d’infrastructures, de la production d’équipements durables et de biens de consommation, de la fourniture de services de la diffusion d’information, des recettes des spectacles sportifs, de dépenses publicitaires ou de budgets de sponsoring, il y a quelques années, un certain nombre d’études, fort instructives, ont été menées dans certains pays. Au Royaume Uni par exemple, l’ensemble des ressources procurées par le sport à l’Etat est quatre fois supérieur au chiffre des dépenses inscrites au budget. Une étude hollandaise, cherchant à évaluer les effets du sport sur l’économie, a montré que la suppression des activités sportives entraînerait la perte de 300 000 emplois et une réduction de la consommation intérieure de 5 milliards de florins. En France, la Fédération des industries d’articles de sport rassemblait, en 1980, 6 482 entreprises qui employaient 300 000 personnes. En général, on estime que le poids de l’économie du sport varie entre 1 et 2% du PNB dans les différents pays et tend à croître à un rythme supérieur à celui de la plupart des autres secteurs. En même temps, cette économie s’internationalise de plus en plus et représente une partie en hausse du commerce mondial. Encore faut-il signaler que l’ensemble des chiffres que l’on peut avancer ne tiennent pas compte de l’apport, très considérable, constitué par l’engagement des innombrables bénévoles présents à tous les niveaux des organisations sportives. En ce qui concerne le lancement des activités physiques et sportives, il faut souligner la faiblesse des ressources disponibles dans les pays les moins avancés ainsi qu’une tendance à un désengagement au plan budgétaire des pouvoirs publics dans de très nombreux pays, y compris de nombreux pays industrialisés, et un recours accru à des modes de financement extrabudgétaires : loteries et paris sportifs. La possibilité pour tous de pratiquer régulièrement des activités physiques et sportives doit être considérée comme faisant partie intégrante du développement. Il est donc important d’évoquer une relation symbiotique de par la relation étroite entre le développement et le sport et le développement économique et socioculturel. Différentes études et recherches ont mis en évidence les avantages considérables qu’une pratique sportive régulière et modérée, constitutive d’un style de vie, peut entraîner : amélioration de la santé, réduction de l’absentéisme et des accidents du travail, meilleure intégration sociale, possibilités récréative diversifiées pour l’individu et la famille. Des études entreprises au Canada ont montré l’impact économique mesurable des activités de sport pour tous sur les dépenses de santé.

II-                POURQUOI FAUT-IL PROMOUVOIR LE SPORT ?

Illustrant ces interférences des expériences ont été réalisées dans certains pays industrialisés, pour lier la promotion des pratiques sportives au développement du milieu rural. L’expérience montre qu’en favorisant les activés physiques et sportives en pleine nature, souvent associées à d’autres activités culturelles, sociales ou touristiques, le milieu rural peut redevenir un milieu d’accueil. Aussi, la pratique des activités physiques et sportives permet-elle l’aménagement des espaces naturels, la construction et l’entretien d’installations de proximité, communales ou intercommunales, la fourniture de services et la création d’emplois à temps partiel ou à plein temps. Comme le montre une étude publiée il y a quelques années, le sous-développement sportif est à la fois un aspect et une conséquence du sous-développement économique. La conséquence du sous-développement sportif est « l’exode des muscles ». si les pays en développement ont l’ardente obligation de satisfaire en premier lieu les besoins fondamentaux de leur population, le sport de haut niveau peut-être classé dans cette catégorie. Il existe des priorités plus urgentes et plus impérieuses.

III-       IMPACT DU FOOTBALL SUR L’ECONOMIE DU CAMEROUN

L’internationalisation économique du football va au-delà des aspects positifs ci-dessus énumérés à titre d’exemple. Par elle, on peut notamment ajouter quelques autres. Il y a notamment la cotation des clubs en bourse, le renforcement du rôle de l’industrie du sport, l’accroissement potentiel de l’investissement aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement, la possibilité de contrôler, voire de lutter contre l’immigration clandestine d’origine sportive, la création et la réfection des stades de football, la création d’emplois nouveaux pour de milliers de jeunes footballeurs et pour la main d’œuvre encore au chômage et même industrialiser un pays. Comme les investisseurs du monde industriel sont entrés dans le football, il est clair que la tentation de lancer de nouveaux produits sera de plus en plus grande, dans ce sens que l’industrie va suivre le mouvement du football et se précipitera à satisfaire la nouvelle demande. Elle s’investira pleinement dans les actes de gestion et d’administration pouvant l’amener à construire ou à rénover des stades de football. Ce qui est important aussi bien pour elle que pour la population locale.

CONCLUSION

En résumé, il est utile de rappeler ce qui suit, pour mieux comprendre les contributions potentielles de l’éduction physique et du sport au développement économique dans ses différentes dimensions : amélioration de la qualité et des performances de la main d’œuvre, média et industries du sport, utilisation, aménagement et protection de l’environnement (espace naturels, rénovations des sites, tourisme). Il ressort qu’apporter un appui à l’éducation physique et au sport constitue un investissement et doit être traité comme tel par les responsables des décisions d’ordre économique. Pour la banque mondiale, citée par Problèmes économiques (octobre 2000, p. 16), accroître la compétitivité et diversifier les économies est un domaine auquel l’Afrique doit accorder la priorité si elle veut revendiquer la place qui lui revient au siècle nouveau. C’est pourquoi nous suggérons qu’elle compte aussi sur le sport en régulant le secteur. Il est susceptible de créer des emplois et d’augmenter le revenu des habitants, ceux qui y travaillent, en premier. Les relations entre le sport et la télévision ne sont cependant pas exemptes d’effets pervers : développement inégal des disciplines sportives, vision déformée du sport, tendance à la « vedettisation » dopage, été.

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