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Dans ma recherche d’une définition de l’entreprise, un analyste fait l’affirmation suivante « l’entreprise est une convention d’efforts ».

Vous discuterez cette affirmation en illustrant votre analyse par des exemples concrets de votre choix.

 

Quelques définitions de conventions

 

Définition juridique

En droit, une convention est un accord de volonté conclu entre des personnes pour modifier, éteindre des obligations ou transférer ou éteindre des droits.

En général : rassemblement thématique

Une convention peut être le rassemblement périodique des membres d’une association, organisée sous forme de salon, sur un thème.

Dans l’optique néo-classique longtemps dominante, l’entreprise est une unité de fabrication qui transforme un ensemble de biens en produits finis. C’est une conception « mécaniste » de l’entreprise dont la structure n’est pas précisée. L’ensemble est réduite à un agent individuel ou à un groupe homogène d’individus ayant pour mission de transformer de manière efficiente des facteurs de production en produits s’adaptant mécaniquement à l’environnement. Le comportement d’optimisation de l’entreprise lui permet de trouver une solution et préalable à toute autre pour chaque problème. Cette conception ne permet pas d’expliquer pourquoi certaines entreprises échouent là où, dans les mêmes conditions, d’autres réussissent. Celles qui échouent ne produisent-elles pas autant d’efforts comme les autres ? Alfred du Pont Chandler (1918-2007) a ouvert la voix à d’autres conceptions de l’entreprise en proposant une définition plus complexe. Selon lui, l’entreprise doit remplir simultanément trois conditions :

-          Passer des contrats avec ses employés, ses fournisseurs et ses clients (rôle juridique)

-          Assurer la coordination des tâches spécialisées (rôle, capital, équipements)

-          Gérer des actifs de nature différente (savoir, capital, équipements).

C’est donc un ensemble, une somme d’effort d’éléments qui mis en commun permettent d’obtenir ou de produire de bons résultats.

I-                   L’économie des conventions

L’économie des conventions (courant néo-keynésien) constitue une alternative aux théories contractuelles (courant libéral). Le contrat implique que tout soit écrit unilatéralement dans le plus grand détail, la convention fait appel au compromis. Les comportements attendus n’ont pas besoin d’être écrits pour être obtenus. Cette théorie s’est construite sur des courants divers et hétérogènes, dont deux principaux :

-               André Orléan, contrairement à l’approche microéconomique classique qui se fonde sur la recherche exclusive de l’intérêt personnel et débouche sur des comportements opportunistes, l’économie des régulateurs suffisant. Elle introduit de la complexité dans le simplisme de la pensée économique standard réduite à des modèles économétriques pour décrire le fonctionnement de la société. Les économistes des conventions reprochent aux néoclassiques d’accorder de "destruction créatrice" qu’est la croissance. L’entrepreneur « héroïque » est animé d’effectuer des combinaisons économiques.

-               Schumpeter pense que le capitalisme est cependant voué à l’asphyxie progressive car l’entrepreneur est menacé par la bureaucratie de la grande entreprise qui administre et gère mais n’innove pas. En éliminant l’entrepreneur, elle était source d’innovation de croissance et le capitalisme est condamné à disparaitre car le possibilisme d’investissement se retracent et mettent le système dans l’impasse.

II-                Vers une nécessité d’abandon des ego

La théorie microéconomique traditionnelle a formalisé avec des outils mathématiques l’idée d’Adam Smith (la richesse des nations, 1776) selon laquelle la poursuite des intérêts égoïstes conduits par une main invisible et par les lois du marché ne permet pas toujours la réalisation de l’intérêt général. La participation de tout un chacun s’inscrit dans la logique d’un système mathématique démontrant que la flexibilité des décisions managériales, la contribution du personnel, et la concurrence pure et parfaite sont les conditions d’un équilibre général des entreprises. Si toutes les entreprises fonctionnaient selon la logique des intérêts égoïstes, des décisions individuelles sous certaines conditions, cela conduirait à une utilisation inefficace des ressources. Vilfredo Pareto (1848-1923), successeur de Walras à la chaire d’économie de l’université de Lausanne en 1893, démontre que l’équilibre général walrassien correspond à une répartition optimale de la production ; il s’agit d’une situation dans laquelle il est impossible d’améliorer la satisfaction d’un individu sans détériorer celle d’au moins un autre (optimum de Pareto). Ce modèle a été adapté par tous les économistes qui considèrent que la concurrence et le marché constituent le mode d’organisation optimal de l’économie, celui qui assure que la somme des intérêts individuels produit l’intérêt collectif. C’est alors qu’on pense aux facteurs : capital (hommes, salaire, motivation, compétences) et production (bien) ou la combinaison de ces derniers permettent à l’entreprise d’exister, de dégager des bénéfices et d’assurer sa pérennité.

Dans le même sens d’idée, vous entendrez toujours parler d’équipe dans les entreprises. Travailler seul n’est pas le propre d’une entreprise. Que ce soit uniquement dans la création d’une entreprise, on entendra parler :

-          d’apporteurs de capitaux (apports en numéraires)

-          d’apporteurs de matériel (apports en nature)

-          d’apporteurs de matières grise (les concepteurs, les gestionnaires)

C’est tout cet ensemble qui forme une entreprise, c’est cette mise en commun d’effort personnel qui constitue au début comme à la fin l’entreprise dans toute son intégralité.

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