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Un observateur de la réalité économique des affaires affirme que : « toute entreprise doit penser à l’intérêt collectif. Pour cela, elle a des responsabilités économiques mais aussi des devoirs d’entreprises citoyenne, elle a non seulement des intérêts économiques mais aussi, elle défend en principe des intérêts sociaux ».

Vous analyserez cette affirmation en illustrant par des exemples concrets de votre choix.

NB : lire aussi culture générale – V-8, sujet 2007 pour complément d’informations

L’entreprise, acteur économique fondamental de la société libérale, s’est progressivement muée en acteur social et politique. Les années 90 ont vu l’apparition d’ l’éthique d’entreprise et de l’entreprise citoyenne. L’entreprise doit apporter sa contribution au développement économique et social. Dans un contexte de crise économique et d’intensification de la concurrence, la première fonction de l’entreprise n’est-elle pas de survivre et si possible de dégager du profit même si cette priorité s’exerce au détriment des salariés, client ou partenaires ? Cette vision traditionnelle est aujourd’hui remise en cause par de nombreux auteurs et les problèmes d’environnement, d’exclusion, tout comme la persistance du chômage on conduit à l’émergence d’un nouveau concept : "la responsabilité sociale de l’entreprise". Une question essentielle sous-tend la réflexion sur la RSE (responsabilité sociale de l’entreprise) ou citoyenneté de l’entreprise : la prise en compte de la RES correspond-elle à un changement de nature de la firme et du système capitaliste ou bien n’est-elle qu’un jeu d’image pour rendre l’entreprise plus acceptable auprès de la société civile ? En somme, RSE : poudre aux yeux ou révolution managériale ? Quelles actions doivent mener les entreprises pour contribuer au développement d’une société ?

Les rôles économique et social de l’entreprise ne sont pas dissociables. En fabriquant des biens et en fournissant des services, elle procure des emplois à la population active et distribue des revenus. Elle organise le travail humain en fonction des qualifications qui lui sont nécessaires : elle contribue donc à orienter la formation des individus. Elle est également le principal centre d’innovation, entraînant le progrès technique. Elles influencent plus ou moins sensiblement les besoins et les styles de vie par les publicités, les points de vente, qui révèlent des besoins et en modifient la hiérarchie. Elles modèlent la vie par des régions par leur secteur d’activité, leur taille (aide au développement local…). Elles apportent une contribution à la résolution de grands problèmes de société (lutte contre le chômage et l’exclusion…).

L’entreprise n’a plus pour seule finalité de satisfaire ses actionnaires, ses clients, ses salariés, elle doit également se comporter comme le ferait un bon citoyen et faire preuve de solidarité. Elle est concernée par le chômage, l’exclusion sociale, les problèmes de la région… et elle doit contribuer à trouver des solutions. A ces rôles traditionnels, l’on peut ajouter de nouveau rôles que se doit de tenir une entreprise qui se veut citoyenne.

La responsabilité sociale de l’entreprise consiste à procurer du travail contre une rémunération des salaires (donc il y a redistribution de la valeur ajoutée). Elle recouvre également la formation, il s’agit de former pour préserver l’employabilité des salariés (adaptation, évolution des qualifications, plans de carrière…). On peut aussi lui reconnaître un nouveau rôle social. Celui d’insérer : on parle alors d’insertion dans la société par la reconnaissance sociale, l’épanouissement personnel et professionnel, l’aide aux travailleurs en difficulté, aux handicapés, aux chômeurs de longue durée.

La responsabilité écologique de l’entreprise est primordiale. En effet, les problèmes d’environnement deviennent un souci majeur des chefs d’entreprise. L’écologie est à la fois :

  • Créatrice de marchés nouveaux : dépollution, recyclage des matériaux (le décret d’avril 1992 sur le recyclage des emballages est une contrainte légale), nouveau matériaux…
  • Source de préoccupations par les risques potentiels que toute activité fait courir à l’environnement : pollution, destruction de la couche d’ozone par les CFC (chrofluorocarbones), effets négatifs de certains produits chimiques (CFC, engrais, pesticides…).

L’entreprise qui n’intègre pas les préoccupations écologiques dans sa réflexion risquera de se heurter aux réactions agressives d’une partie de ses clients et de l’opinion publique (produits bios, refus des OGM…). Au contraire, celle qui en aura conscience et trouvera des solutions au-delà de ce que la loi exige, se créera une image d’entreprise citoyenne toujours positive (ex : Leclerc qui a incité les consommateurs à utiliser des sacs réutilisables et a développé une campagne de communication sur ce thème).

Elle a également un rôle primordial à jouer concernant l’aménagement du territoire. Il faut éviter que des zones se désertifient alors que d’autres deviennent des zones urbaines trop denses. Les entreprises bénéficieront donc d’incitations fiscales pour s’installer dans les régions menacées d’exode ou seront pénalisées en cas d’installation dans des endroits trop urbanisés. Sa responsabilité culturelle n’est pas à négliger pour organiser des manifestations culturelles en partenariat avec les grands acteurs culturels (opéras…) ou promouvoir les arts et les lettres (restauration de monuments, conservation du patrimoine…).

LES DIFFERENTS ROLES DE L’ENTREPRISE

L’entreprise citoyenne est un membre à part entière de la cité. Il ne s’en remet pas à l’Eta pour apporter des solutions aux dérèglements sociaux. Elle essai de contribuer à la bonne marche de la société, en tenant compte de ses contraintes de coût. L’intérêt de la société est également l’intérêt personnel de l’entreprise. Les salariés sont également des consommateurs pour l’entreprise et il convient pour l’entreprise de préserver le marché.

L’entreprise est une unité économique

 

L’entreprise est le lieu de combinaison des facteurs de production

Elle a pour mission : créer des richesses ; optimiser la combinaison productive, accroître ses parts de marché. Dans sa conception libérale, l’entreprise a un objectif : la croissance. Elle veille à améliorer sa productivité, faire baisser ses coûts, tout en respectant les lois.

Dans cette conception, c’est à l’Etat d’organiser la société de sorte que l’économie de marché profite à tous. Les mécanismes de redistribution (allocations chômage, protection sociale…) compensent les excès du libéralisme sans éliminer ses vertus motivantes. Donc, l’emploi, la solidarité et la protection sociale sont des questions politiques (but : assurer la cohésion sociale).

L’entreprise est une institution

 

Une institution, l’entreprise a un rôle de régulation globale de la société. Outre sa finalité économique, elle vise à : intégrer les hommes dans la société toute entière. Former les jeunes et les salariés pour les adapter au système productif, développer les solidarités entre les hommes et les générations. Donner à chacun des chances identiques pour compenser les inégalités de naissance.

L’entreprise a conscience de son impact sur le social et sur l’environnement. Donner du travail (prise de conscience du problème de chômage), éviter le plus possible de licencier, chercher à créer des emplois, adopter des combinaisons productives qui ne pénalisent pas systématiquement l’empli, répartir le travail le mieux possible (temps partiel, partage du travail). En définitive, l’entreprise doit rendre service à l’homme avant tout ; aider les hommes à maîtriser la nature, développer les techniques, à répartir justement les richesses.

Responsabilité écologique : 2 aspects majeurs

 

Protéger la nature en envisageant plusieurs actions : lutte contre les pollutions sous toutes ses formes, économie des ressources naturelles, protection des paysages. Recycler : la conception du produit doit intégrer sa destruction et son recyclage.

 

Responsabilités culturelles, des actions très diverses qui valorisent l’image de l’entreprise mécène :

Le financement de manifestation culturelles est le moyen le plus courant (exemple : parrainer des concerts, expos, pièces de théâtre), la promotion des arts et des lettres est un axe d’intervention privilégié. (Exemple : aider la restauration des chefs d’œuvre en péril).

L’entreprise citoyenne s’efforce de concilier ces 2 rôles

 

  • L’entreprise vue du côté économique conduit à :

De grandes fractures sociales, l’élimination massive des hommes du processus productif

La paupérisation des personnes peu qualifiées, la dégradation de l’environnement du processus productif.

  • L’entreprise vue en tant qu’institution risque de : tuer l’esprit d’initiative, bureaucratiser son fonctionnement, ne pas optimiser la combinaison productive, produire à des coûts excessifs.

Entre ces 2 conceptions, une voie moyenne ; l’entreprise citoyenne.

CONCLUSION

De fait, il ne s’agit nullement de faire le procès de l’entreprise en tant qu’organisation ou agent économique. L’objectif est de montrer que l’entreprise est citoyenne et que son rôle ne se limite pas à la création de richesse et qu’elle doit dans son propre intérêt et dans celui de la société, tenir compte de l’intérêt général dans tout processus de décision et dans toute action entreprise. L’entreprise influence donc la société et aujourd’hui, elle est considérée comme étant un agent économique socialement responsable : on parle d’entreprise citoyenne. Ainsi, l’entreprise citoyenne se sent concernée par les grands problèmes économiques et sociaux de notre temps et contribue à leur solution. Elle doit en particulier agir contre le chômage, l’exclusion sociale et même le retard de développement du tiers monde.

En réalité, l’entreprise citoyenne est celle qui place l’intérêt de l’être humain devant toute autre préoccupation. L’entreprise doit être au service de l’homme et non le contraire. On parle de la responsabilité sociétale de l’entreprise qui concilie son intérêt et celui de la société.

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