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Un observateur de l’environnement économique fait l’affirmation suivante : « notre société actuelle est une société de l’information ». À partir de la définition que vous proposez de l’information, justifiez cette affirmation en prenant des exemples soit sur l’entreprise, soit sur l’économie nationale. Vous montrerez précisément les bienfaits de l’information pour une entreprise ou une économie ainsi que ses limites ou inconvénients.

Illustrez votre analyse avec des exemples concrets de votre choix.

INTRODUCTION GENERALE

Une loi décryptes les données et après leur avoir restitué le sens informatif, il reste à structurer ces informations en vue de leur conférer un sens plus large, le seul qui ait été vécu comme tel et comme valable pendant des millénaires : la connaissance. L’information en soi n’a donc qu’un intérêt. Elle ne vaudra que parce qu’elle sert de marchepied pour accéder à la connaissance. L’information n’en est seulement que le vecteur ; tout comme le document est celui de l’information. Un faisceau d’informations permet de constituer, de reconstituer ou d’enrichir une connaissance sur un sujet. Cette notion recouvre aujourd’hui l’importance qu’elle avait eue pendant des millénaires. Et ceci pour des raisons évidentes. Si l’on s’intéresse à l’information, si on bâtit une société mondiale sur ce concept, ce n’est pas pour sa beauté, mais c’est bien parce qu’elle est porteuse d’un sens se transformant en connaissance. Ainsi, après avoir entonné l’hymne à la gloire des bases de données pendant toute la période d’adolescence de l’informatique, et spécialement de ce qu’on appellera l’informatique du contenu, on abouti – nous serions tentés de dire enfin – à la notion fort riche et stimulante de base de connaissance constitué d’informations, par delà celle de gestion des connaissances (knowledge management en anglais). On met ainsi l’accent sur non pas sur les informations brutes, mais bien sur la connaissance véhiculée (information pertinente).

Un ensemble organisé de connaissances constitue un savoir. Sur un plan de gestion de l’information et des connaissances si l’on parvient à modéliser cette organisation en un savoir identifiable, on est capable de construire, par delà des bases de connaissances, des systèmes experts, applications d’une discipline plus large, appelée intelligence artificielle. On sait aujourd’hui que l’intelligence humaine n’est pas, en l’état actuel des sciences et technique, entièrement modélisable. Sur un plan purement humaniste, nous sommes tentés de dire : heureusement ! L’esprit humain ne peut être totalement remplacé par un robot. D’ailleurs, l’être humain n’est pas remplaçable…

Pour traiter ce sujet, il sera proposé au candidat un plan détaillé. Des exemples concrets seront pris conjointement dans une entreprise ou dans une économie nationale.

I-                   QUELQUES DEFINITIONS DE L’INFORMATION

L’information est donc cet ensemble de données intelligibles, qui prend un sens. A ce sujet, il est possible de distinguer une définition objective et une définition subjective de l’information.

1-      Définition objective de l’information

 

L’information peut se définir de manière objective. Il s’agit de tout ensemble de données propres à revêtir un sens particulier, pour un utilisateur. Dans le cadre de la définition objective, on mettra l’accent sur la généralité de l’information considérée. Toute donné porteuse de sens, pour tout un chacun sera qualifiée d’information.

2-      Définition subjective de l’information

A coté de la définition objective de l’information, une autre approche plus féconde à nos yeux, consiste à considérer que tout être information, mais que c’est uniquement le regard porté sur un objet qui le rend porteur d’information. Cette conception est éminemment subjective puisque ce n’est plus l’objet en lui-même.

Au vue de toutes ces définitions, l’information est véhiculée par un support qui, peut être soit un document, soit un outil et bien d’autres.

3-      Accessoires de l’information

a-      Document et information

Support indispensable de l’information, le document facilite la diffusion de celle-ci auprès d’un large public. Inversement, le document abandonne l’état de chose lorsque l’homme considère l’information dont il est porteur. Le couple information/document, qui parait donc inséparable, remplit le rôle de matière première capitale pour l’entreprise.

b-     Internet et les documentalistes

Les intranets développés dans les entreprises sont par définition "documentaires" dès lors qu’ils donnent accès à des documents et des informations sur l’entreprise. Dès lors, ils devraient être le terrain d’excellence des métiers de l’information documentaire.

II-                SOCIETE D’INFORMATIONS ET BIENFAITS DE L’INFORMATION

1-      Bienfaits de l’information

 

L’information professionnelle est devenue une ressource clé du développement des entreprises. Raison pour laquelle celle-ci peut espérer jouer un rôle stratégique dans les processus de décision et de gestion des enjeux informationnels. Son détenteur est donc un professionnel de l’information (I-D), d’accroître son rôle stratégique au sein de l’entreprise.

Bien que les professionnels de l’I-D les plus dynamiques aient, depuis un certain temps joué ce rôle, l’arrivée des nouvelles technologies leur apporte des outils supplémentaires pour mener à bien leur mission. Celle-ci est principalement orienté vers l’aide à la décision, l’accompagnement du changement, la structuration du savoir faire de l’entreprise et bien d’autres.

  1. a)L’aide aux processus de décision

 

L’information professionnelle est devenue une ressource clé du développement des entreprises. Il faut donc pouvoir surveiller, à tout moment, la concurrence est ses produits, connaitre les évolutions des environnements économiques, technologique, juridiques et politiques. Au-delà de l’intermédiation, le professionnel de l’I-D peut fournir à l’entreprise l’information pertinente utilisée dans le cadre des processus décisionnels internes. Cette démarche relève de l’intelligence économique qui « est constituée par l’ensemble des concepts, des outils, des méthodologies et des pratiques permettant de mettre en relation, de façon pertinente, différentes connaissances et informations dans la perspective de la maîtrise et du développement de la dynamique économique. Il s’agit donc de rechercher, traiter et distribuer une information personnalisée qui éclairera les décisions stratégiques des acteurs économiques. La quête de l’information pertinente renvoie aux notions de veille et de surveillance de l’environnement. Cette phase d’observation doit être prise en main par des experts, aptes à cerner les données informationnelles significatives. Celles-ci seront ensuite traitées, ce qui "implique de donner du sens aux apparences informationnelles, des suites de « bits » n’ayant pas de sens en dehors de leur perspective dans un contexte donné. Cette phase d’interprétation est indispensable car la chasse au sens dans ces gisements informationnels devient une véritable priorité. Enfin, la phase d’interprétation permet de rendre opérationnelle l’information décision qui participera ainsi au développement de l’organisation.

Les informations collectées dans une entreprise peuvent provenir de diverses sources, ce qui conduit à l’analyse des études de secteur, des rapports annuels, des plaquettes commerciales d’entreprise concurrentes, de la littérature grise, etc. Des documents papier aux documents numérique, l’inflation informationnelle obligera à faire des choix judicieux.

En revanche, une chose est certaine. Il s’agit désormais d’être à l’aise dans cette société de l’information. La connaissance des nouvelles technologies et plus spécifiquement de l’internet avec leurs outils et leurs fonctionnalités, permet de se repérer plus facilement dans ces nouveaux gisements informationnels afin de trouver des données stratégiques pour l’entreprise. En outre, les réseaux de type intranet facilitent la mise en place de notification d’alerte sur les nouvelles informations apparaissent comme essentielles. Enfin, il faut être capable de se transformer en véritable expert ou conseiller au sein de l’entreprise pour orienter vers les meilleurs choix de traitement de l’information.

  1. b)Acteur du changement

Quel que soit le domaine d’activité de l’entreprise, celle-ci voit désormais son développement lié chaque jour encore plus largement à la qualité de l’information qui circule en son sein. Pour être performante dans un contexte instable et difficile, elle doit pouvoir faire les bon choix, au bon moment. Par ailleurs, celle-ci est amenée à fournir aux collaborateurs concernés, l’information nécessaire, Just in time (juste à temps) après que cette dernière ait été traitée puis validée. Face à un environnement extrêmement mouvant, la professionnel de l’I-D doit s’organiser pour trouver le juste équilibre entre deux aspect indispensables de son service, la pérennité et l’adaptabilité. Il convient donc de repenser constamment les objectifs de son service en fonction des enjeux du moment. Savoir anticiper les changements représente un avantage certain. Ainsi, après avoir pris conscience d’une évolution future des enjeux informationnels au sein de l’entreprise, le professionnel de l’I-D doit se préparer progressivement à cette nouvelle logique. Dans le cas d’une mise en place d’un intranet, il faudra souvent prévoir un véritable bouleversement concernant la diffusion de l’information. Par la suite, il est primordial de garantir le passage avec succès du nouveau système. Ce dernier doit susciter l’adhésion auprès des collaborateurs concernés qui doivent pouvoir rapidement gagner leur autonomie dans ce nouveau contexte. Pour cela, le professionnel de l’I-D peut utiliser différents vecteurs dont les principaux seront la communication, l’information sur chaque poste de travail ainsi que la formation aux nouveaux outils.

  1. c)Garant du patrimoine de savoir-faire

 

Le professionnel de l’I-D remplit plusieurs missions au sein de l’entreprise. Il représente, tout d’abord, la fenêtre intelligente de celle-ci sur son environnement de l’organisation. Par ailleurs, le professionnel de l’I-D est amené progressivement à s’intéresser à la documentation interne à l’entreprise. En devenant une ouverture vers le monde interne de l’entreprise, l’Information-Documentation peut devenir un acteur du patrimoine de savoir faire interne. L’information détenue par les collaborateurs comme, par exemple, le savoir et le savoir-faire gagnera en efficacité si elle est formalisée, diffusée et partagée collectivement. Cette source d’expertise pour tous devient un « accélérateur de la courbe d’expérience commune, elle enrichit le patrimoine de compétences et devient un avantage concurrentielle durable, dont l’effet de levier est ressenti en termes de performances globale. Le professionnel de l’I-D joue alors un rôle primordial en identifiant les sources d’expertise, en explicitant les savoir-faire avant de les formaliser pour mieux les diffuser.

Les nouvelles technologies, telles qu’internet, apparaissent comme des outils efficaces pour capitaliser les expériences et mettre en place une mémoire collective. On peut trouver trois types d’informations dans une entreprise : l’information déjà numérisée, l’information non numérique et le savoir-faire détenu par les collaborateurs. L’intranet constitue une solution idéale pour rassembler ces différentes informations afin qu’elles soient disponibles à partir de n’importe quel poste de travail.

  1. d)L’information, richesse intellectuelle multipliable

 

L’information revêt une autre caractéristique très particulière : elle est le seul bien pouvant être sans que le détenteur en soit dépossédé. L’information est ainsi de nature purement intellectuelle, se multipliant à l’infini et enrichissant tous les êtres qu’elle touche. Cette caractéristique devrait faire réfléchir sur la nature du commerce à réaliser avec cette étrange denrée. Cette caractéristique devrait faire réfléchir sur la nature du commerce à réaliser avec cette étrange d’entrée. C’est sans doute un des fondements du principe inscrit dans beaucoup de déclaration de droits : l’accès à la connaissance pour tous. Présent en filigrane dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, ce droit est aujourd’hui indirectement consacré par la Déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU signée en décembre 1948 et repris dans la déclaration européenne de droits de l’homme (celle du conseil de l’Europe). Ce droit est aussi dans la Charte de l’UNESCO sur la bibliothèque publique. Il est à noter également que dans tous les systèmes de droit d’auteur connus au monde, il est un grand principe : celui de la libre circulation des idées, insusceptibles d’appropriation par qui que ce soit. Les idées n’appartiennent à personne et sont dites de libre cours.

  1. e)Pourquoi les TIC sont-elles importantes ?

 

Dans nos économies, la moitié des gains de productivité sont une conséquence des TIC. Les TIC jouent un rôle crucial dans :

-               L’amélioration de la compétitivité dans toute l’économie dans le contexte de la mondialisation et la physique : l’innovation, la créativité et l’efficacité ;

-               Le développement scientifique et technique dans des domaines aussi variés que la médecine et la physique ;

-               La modernisation de secteur aussi divers que l’éducation, la sécurité, l’énergie et les transports et le renforcement de l’efficacité du vaste public européen ;

-               Les questions sociales et l’amélioration de la qualité de vie dans la perspective du vieillissement de la population.

2-      Société d’information : un secteur créateur de croissance

 

  1. a)Le concept de société de l’information

 

Si l’on porte un regard d’économiste sur l’évolution de l’humanité, on sait qu’on est passé d’une société basée sur la production de richesse à celle fondée sur la consommation des mêmes richesses. La société dite de production s’adapte comme elle le peut aux besoins des consommateurs, mais elle ne les devance pas. Dans une économie de production, on ne peut acheter (c'est-à-dire entrer en possession) un bien en quelques minutes. L’exemple du secteur de la contrefaction (habillement) est tout à fait illustratif. Jusqu’à l’avènement de la société de consommation, c’est l’artisan couturier, le tailleur, qui réalisait, sur mesure, un vêtement. De même, le cordonnier qui réalisait, sur mesure des chaussures. C’est l’acte de production qui primait, et le besoin du consommateur y était subordonné. La conséquence en était une juste fourniture de biens, sans surproduction. Aujourd’hui, le métier de tailleur a presque disparu, ainsi que celui de cordonnier, au sens d’artisan, fabricant des chaussures. La société dite de consommation pose le primat de l’acte de consommation. L’appareil productif doit anticiper la demande du moins celle répétitive. Ainsi, peut-on acheter immédiatement un vêtement, non plus sur mesure, mais adapté aux tailles couramment rencontrées dans une espèce humaine. La satisfaction de la majorité des besoins de consommateurs peut être assurée instantanément. La conséquence inévitable en est la surproduction. On se trouvera fréquemment face à des stocks invendus. Tout l’art des sciences du commerce et de la gestion (marketing et management) vise entre autre à limiter ces surproductions par une appréciation des besoins de consommateurs la plus proche de la réalité, et de trouver des solutions aux cas de surproduction résiduels. Dans le domaine culturel, c’est ainsi qu’on a vu se développer dans tous les pays riches, des commerces de librairie, dits du second circuit, dont le but est d’écouler, à bas prix, les stock invendus des éditeurs.

Depuis quelques décennies, le monde s’intellectualise. Nous entendons par là le fait que la majorité de ce qui est produit sur terre aujourd’hui est d’ordre intellectuel. En valeur économique, on produit de plus en plus des services et en proportion, de moins en moins de biens. Plus encore, la valeur d’un bien, lorsqu’on la décompose, se décline en une part toujours plus limitée de la valeur de la matière première et une part toujours plus grande d’un service intellectuel. Prenons l’exemple d’une tasse de thé, en porcelaine, d’usage courant. Le coût du kaolin et même de la fabrication matérielle de la tasse entre pour une part presque négligeable dans le prix de vente de la tasse. Mais, le plus gros des coûts porteront éventuellement sur le brevet de fabrication, certainement sur la licence de modèle et sur les marges prises par les distributeurs (prestataires de service) qui en sont entremis entre la tasse sortant de l’usine et le consommateur. Or, ces prestataires de service eux-mêmes ont un rôle presque entièrement intellectuel. Le coût du transport de la livraison est minime dans la facturation de leurs activité par rapport à tous les services intellectuels : réception de la commande, acheminement de l’ordre, l’établissement de la facture tenue de la comptabilité, fiscalité … Dans les domaines culturels, la circulation d’un bien déjà intellectuel s’est ainsi alourdie d’une pléiade de services intellectuels dans lesquels la livraison matérielle, du bien porteur de l’objet culturel, ne joue plus que pour une part tout à fait résiduelle. Certes, les droits d’auteur restent cantonnés aux alentours des 10% du prix de vente d’un ouvrage. Mais à côté du droit d’auteur, toute la chaîne des services intellectuels s’est accrue depuis la Révolution : éditeur, directeur de collection, correcteur, maquettiste, distributeur, libraire… En matière de multimédia et d’audiovisuel, les chaînes de prestation de services sont encore plus complexes et les partenaires plus nombreux.

La monnaie a suivi la même évolution et s’est dématérialisée. Partis d’espèces sonnante et trébuchantes, c'est-à-dire de pièce d’argent ou d’or, portant en elles mêmes leurs propre valeur en métal, nous en sommes venus à la monnaie dite fiduciaire (basée sur la confiance dans une banque d’Etat – ou privée- garante de sa valeur) par le biais des billets de banques. L’étape suivante fut la monnaie dite scripturale. Une simple écriture sur un papier et donnant naissance des effets de commerce (lettres de change et autres systèmes réservés aux commerçants) et des chèques. Une écriture sur un morceau de papier se répercute par une passation d’écriture dans le livre de comptes de la banque et au transfert de la somme d’un compte à l’autre : on ne traite donc plus que des données comptables. Nous en somme actuellement à la monnaie électronique avec la génération de la carte bancaire et des paiements en ligne. Les écritures ne sont plus rédigées sur du papier, elles sont intégralement passées sous forme informatique d’un bout à l’autre du circuit économique…

De sorte que, depuis quelques 25 ans, la société de consommation a pris un aspect nettement plus intellectuel, ou pour être très clair, nettement plus informationnel. Toute prestation de service intellectuelle ne manipule que des objets de l’ordre de l’information (un bon de commande, une facture, un virement bancaire sont des opérations portant sur des informations ayant une valeur comptables…). Tout, peu à peu, devient information. Tout se dématérialise et tout se virtualise… Une société de consommation dans laquelle on ne consomme presque plus que de l’information devient logiquement une société de l’information.

Nous avons mis l’accent sur la très forte présence du secteur culturel dans cette société de l’information. Ce secteur en est un des bastions les plus essentiels. Une bonne nouvelle donc : les filières culturelles et de l’information, comme les industries du même nom ont le vent en poupe !

De même que la société de l’information (SI) est le fruit de la convergence entre informatique, communication et contenu, le secteur de la société d’information émerge du rapprochement de ces trois secteurs d’activité autrefois distincts. Ces secteurs génèrent aujourd’hui 8% du PIB de l’Union européenne (UE) et emploient quelque 6% de sa population active. Ce sont également les plus productifs d’une économie, puisqu’ils assurent 25% de la croissance de la productivité. Ces secteurs sont par ailleurs vitaux pour la compétitivité globale de l’Europe, étant donné que les entreprises d’aujourd’hui doivent recourir aux technologies de l’information et de la communication (TIC) les plus avancées pour survivre dans notre économie mondiale.

Jusqu’où doit aller l’information ? Une question que l’on devrait se poser plus souvent, surtout avec les circonstances actuelles et le climat de psychose qui règne en ce moment.

III-             LIMITES DE L’INFORMATION

1-      Inconvénient d’Intranet

 

Le principal inconvénient d’un intranet dans une entreprise, c’est l’intention que l’on puisse y mettre, de faire de cet outil le remplacement de tout le système relationnel de l’entreprise. C’est le fait de considérer la communication comme une vertu. Cela ne remplace pas le dialogue, pas seulement le dialogue social, mais toute une série de dialogues comme nécessaire dans l’entreprise. Cela ne remplace pas la relation. Qui d’entre nous n’est pas capable de dire qu’un des éléments principaux de sa motivation dans son travail est les relations qu’il peut nouer avec d’autres personnes. Cela ne remplace pas non plus l’explication, le management, le fait de pouvoir, à travers un dialogue, aller plus loin dans une relation et même plus loin dans une efficacité d’entreprise. Le principal inconvénient est de vouloir faire tout cela d’intranet car il ne le sera jamais. Et si l’intranet vient à l’encontre des principes fondamentaux de socialisation, il faudra être contre. Si c’est pratique et si cela peut amener une socialisation, pourquoi pas ?

2-      La possession de l’information entraîne l’absence de culture de partage

 

La diffusion des connaissances était fortement influencée par la culture en vigueur dans l’entreprise. Dans les organisations, le système hiérarchique bloque souvent le passage des savoirs explicites de l’individu au groupe (refus de l’expression individuelle, économie des communications). On touche ici à un frein culturel et psychologique. Le manque de partage de l’information est généralement doublé d’un jeu de pouvoir au sein de l’entreprise. Il est conditionné à la fois par la culture de l’entreprise (une entreprise nord américaine est plus encline à avoir une culture de partage qu’une entreprise française) et par les ambitions individuelles.

3-      Utilisation de l’information à des fins destructives et préjudiciables

 

L’on ignore pas ce qu’une information peut causer comme conséquences lorsqu’elle est mal utilisée. Encore faudrait-il savoir ce que l’on pourrait appeler mauvaise utilisation ou pas. Car, une information reste une information pour des actes de terrorisme. Elle serait valable et nécessaire lorsque l’on veut atteindre ses fins par tous les moyens. De la désinformation, du blasphème, « du racontage », des rumeurs, du sabotage… tout cela constitue la panoplie d’informations disponibles dans sa mauvaise utilisation.

4-      Le coût de l’information

 

L’on pourrait le placer comme premier inconvénient de l’information. L’information coûte chère, elle vaut de l’or lorsqu’elle est rare, ou lorsque l’on a en exclusivité. Combien ont tiré d’énormes avantages pour avoir eu l’exclusivité d’une information ?

Que ce soit dans la lutte concurrentielle des entreprises. Et beaucoup seront prêt à en payer le prix pour l’avoir. L’on se dirigerait vers une tarification de l’information.

CONCLUSION

Les deux premières séries de réflexions ci-dessus donnent beaucoup à réfléchir, nous l’avons souligné, sur la valeur économique et donc sur le commerce de l’information. Elles incitent notamment à se pencher sur la question de la tarification. Peut-on l’établir uniformément ? A cette question, il vient quelques objections de bon sens. Tout dépend, nous dira-t-on, de l’usage qui en est fait. Un économiste retraduirait : tout dépend du coefficient d’urgence, multiplicateur d’un prix supposé objectif, qui fait que je suri prêt, compte tenu de l’importance et de l’urgence du besoin que j’ai de détenir telle information, à payer un prix sans rapport avec le coût de production de l’information, de se mise en forme et de sa mise en circulation. Tout dépend aussi du rapport entre le coût de production, de mise en forme et de mise en circulation et le nombre d’usagers qui vont souhaiter la consommer. Tout va en outre dépendre de la fraîcheur de l’information. Si on peut penser que la distribution d’une information ne dépossède pas son détenteur, le fait de la partager avec tous peut en faire perdre sa valeur économique, fondée elle sur la rareté… On le voit par ces quelques touches qui ne se veulent pas exhaustives, la question de la tarification d’un tel bien est quelque peu problématique. Cette difficulté tient à la fois au côté très éphémère de certaines données sur le besoin (et l’urgence de celui-ci).

Au passage, cette difficulté explique le lent basculement de l’internet libertaire et communautariste du monde de la recherche vers l’émergence de l’Internet marchand. Partant du principe qu’on ne donne pas ce qu’on vend, une partie de l’internet se ferme et devient payante, tandis qu’une autre partie reste ouverte sur la base du libre accès à la connaissance pour tous.

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