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Au même titre que le Kenya, le Sénégal ou le Tunisie, le Cameroun a entrepris de faire du tourisme une véritable industrie susceptible de générer des ressources consistantes et de réduire le chômage.

On vous demande de proposer à l’Etat et aux opérateurs économiques les moyens requis pour atteindre cet objectif.

NB : Pour vous permettre de vous auto-évaluer, nous vous proposants des documents bien fournis sur le tourisme et à l’aide de vos connaissances complémentaires, faites en une dissertation économique.

 

Document 1

La célébration, cette année, de la Journée mondiale du tourisme se fait sous le thème « le tourisme, élément moteur de la lutte contre la pauvreté, de la création d’emploi et de l’harmonie sociale ». Elle se propose ainsi d’attirer l’attention sur le rôle d’importance grandissante du tourisme dans le développement économique et dans le rapprochement ente les peuples. Elle permet en effet, de réaffirmer l’impératif d’approfondissement et d’intensification de la coopération internationale en vue de la réalisation des objectifs d’amélioration des conditions d’existence dans le monde en développement et de compréhension entre les peuples. Le tourisme est de nature à favoriser le développement car il exerce des effets multiplicateurs sur l’ensemble des secteurs de production de biens et de services tout en étant l’un des pourvoyeurs les plus dynamiques de postes de travail. Il offre aujourd’hui des possibilités réelles de faire reculer la pauvreté. D’où l’importance de l’adoption de stratégies de politiques et de plans appropriés et visant à l’expansion de ce secteur au plan national, régional et international. De plus, la promotion du tourisme est le moyen par excellence de faire découvrir la richesse et la diversité du patrimoine historique, culturel et la civilisation de l’humanité. A ce titre, en favorisant le connaissance et l’acceptation mutuelle, il constitue un facteur de paix et de concorde. Dans cet esprit, le NEPAD accorde un grand intérêt au développement du tourisme en Afrique, un contient doté de grandes potentialités dont la valorisation devrait permettre une réduction de la pauvreté tout en contribuant à une pleine réhabilitation de la civilisation de ce berceau de l’humanité. A un moment où le monde fait face au fléau du terrorisme, il est plus que jamais nécessaire de conjuguer les efforts pour faciliter la relance et l’expansion continue des échanges touristiques dans toutes les régions du monde.

« L’Algérie réaffirme son attachement aux valeurs portées par l’Organisation mondiale du Tourisme et à l’action menée pour le développement d’un tourisme durable, respectueux de l’environnement humain et naturel et générateur de revenus en faveur, notamment, des populations des régions enclavées et déshéritées. C’est dans cette perspective que nous avons inscrit dans nos programmes le développement du tourisme en Algérie en ayant pour objectif essentiel l’exploitation et la valorisation de notre patrimoine de façon à permettre une satisfaction des besoins actuels et futurs tout en préservant les équilibre écologiques l’authenticité socioculturelle des populations locales avec une distribution équitable des revenus issus de l’activité touristique. Ce choix vient d’être conforté par une instrumentation juridique adoptée récemment par le Parlement et dont la mise en œuvre est déjà en cours : ce qui provoquera certainement, à court et moyen terme, un saut qualitatif dans la croissance du secteur du tourisme. En outre, la signature de l’accord d’association avec l’Union Européenne et l’accession prochaine de l’Algérie à l’OMC confirment la volonté de l’Algérie de libéraliser le secteur des services, ce qui permettra sûrement de stimuler et de dynamiser davantage les activités touristiques sur le sol algérien. En particulier, le sud algérien, site de prédilection du tourisme durable et destination privilégiée des touristes étrangers, connaît déjà, et ce depuis plusieurs années, un fort développement et une reprise de l’activité touristique. Ainsi, la Journée mondiale du tourisme offre l’opportunité de marquer un ressaisissement collectif pour conjuguer la tentation du repli sur soi. Elle permet de donner toute sa vigueur et sa signification à l’élan vers la réconciliation de l’humanité avec elle-même à partir des valeurs d’hospitalité, d’amitié et de rencontre entre les hommes, dont le tourisme contribue à l’épanouissement ».

Document 2

CAMEROUN

 

Etiré sur plus de 700 km en direction du Centrafrique, le Cameroun est à lui seul une véritable Afrique en réduction.

Dominé par la haute silhouette du Mont Cameroun (volcan de 4 700 m), Douala présente le plateau habituel des grandes villes africaines. Kribi, petit centre balnéaire possède la seule belle plage du Cameroun. Vous découvrirez les chutes de la Lobé qui se jettent en cascade directement dans l’océan, remontée en pirogue à travers la forêt et rencontre avec les pygmées.

Le nord Cameroun avec ses réserves du Buffle noir et de Waza ; Mora et son grand marché où toutes les ethnies des montagnes se retrouvent très haut en couleurs. Oudjila, magnifique village avec ses trois siècles d’histoire perché en haut d’une colline, Mindif, village cher à Jules Vernes, Tourou, découverte du marché le plus spectaculaire du Nord Cameroun. Ici, toutes les femmes arrivent des montagnes voisines (frontières ouest avec le Nigéria), toutes casquées de calebasses finement décorées.

Rumsiki, certainement la pierre angulaire de votre voyage. Les paysages lunaires de cette région sont reconnus comme faisant partie des plus beaux de notre planète.

Document 3 : ECOTOURISME EN AFRIQUE CENTRALE

 

L’importance de produits d’appel pour développer le tourisme en Afrique centrale. Il importe de proposer à la clientèle ce qu’elle veut voir en Afrique centrale et qui la spécifie de la sous-région : les grands singes !

En Afrique centrale, l’allocation des ressources s’effectue rarement au bénéfice de la conservation. De nombreuses aires protégées ne le sont que sur cartes, les plus chanceuses bénéficient de l’appui financier et technique de bailleurs de fonds.

Les Etats d’Afrique centrales ont presque tous ratifié la convention sur la diversité biologique.

L’industrie touristique est la première activité économique mondiale. Cependant, l’Afrique reste une destination marginale par rapport au reste du monde, et le tourisme en Afrique ne concerne que quelques pays.

L’augmentation d’une demande de la clientèle pour la découverte de destinations liées à un tourisme de nature, et de valeurs culturelles différentes devrait placer l’Afrique centrale en bonne position pour devenir une nouvelle destination. Cet espoir se heurte à plusieurs contraintes : la destination Afrique centrale est inconnue des professionnels du voyage et du grand public ; cette région ne bénéficie pas d’une image qui facilite sa commercialisation, par ailleurs très peu de publicité est réalisée pour les quelques produits existants.

L’Afrique centrale pâtit d’une réputation négative en termes de sécurité

 

Le coût de la destination reste très élevé comparativement à d’autres destinations : billet, visa, hébergement, transferts, etc.

L’absence d’une tradition de l’accueil, la faiblesse des prestations d’encadrement, le manque d’expérience des attentes de la clientèle (en comparaison avec l’Afrique australe ou de l’Est) constituent de réelles faiblesses pour attirer un tourisme international.

Les capacités d’accueil ainsi que la logistique à l’intérieur des pays sont limitées.

Enfin, la forêt tropicale, milieu fermé, induit un tourisme d’affût, synonyme de faible capacité de groupes.

Ces différentes contraintes expliquent en partie que très peu d’expériences rentables de tourisme aient été développées en affriquée centrale.

Pourtant, la démonstration a été faite qu’il existe une demande inélastique pour certains produits uniques ou exceptionnels. Pour ces produits là, on constate aussi une acceptation de payer un montant élevé pour accéder au produit. Cette démonstration a été faite par le tourisme de vision de gorilles de montagne. Celui-ci fait l’objet d’une demande énorme qui, depuis les années 1980, n’a jamais faibli.

Durant des années, le tourisme de vision des gorilles a rapporté des montants considérables en devise à des pays comme la République démocratique du Congo (RDC), le Rwanda et l’Ouganda. On peut même affirmer que le développement du tourisme au Rwanda a été supporté par le tourisme aux gorilles qui a joué le rôle de produit d’appel. Après les gorilles, les touristes visitaient les autres sites comme le parc national de l’Akagera. Les chiffres sont éloquents : en 1989, dans le parc national des volcans au Rwanda, c’est un million de dollars US (550 millions de FCFA) qui était générés par le tourisme aux gorilles. En 1990, c’est plus de 500 000 US $ qui étaient générés par les 5974 visiteurs enregistrés cette année là dans le secteur sud du parc national des Virunga où trois familles de gorilles étaient habituées (C Aveling, pers. Comm.).

S’il existe un seul exemple de développement touristique réussi, à la fois rentable et générateur de revenus pour la conservation en Afrique centrale, c’est celui du tourisme des gorilles de montagnes. Il est difficile de ne pas en tenir compte dans les programmes de développement touristiques à mettre en place dans les autres pays d’Afrique centrale.

ECOFAC a retenu l’opinion de valoriser des sites avec un potentiel exceptionnel, notamment par leur capacité à garantir des observations de bonne qualité d’espèces animales phares.

Pourquoi ne pas réorienter cette demande vers un tourisme de vision de gorilles de plaines ?

 

Depuis fin 1996, une famille de gorilles est habituée à Lossi, au Congo. Seuls les troubles politiques qui ont agité le pays depuis 997 ont empêché la commercialisation de ce produit.

En Guinée-Equatoriale, des familles sont régulièrement suivies : si l’on ne peut pour l’instant parler d’habitation, la densité de gorilles dans la zone où se pratique l’habituation a permis à tous les visiteurs qui ont séjourné deux nuits dans le parc de Monte Alen en juillet et août 1998 (30 personnes en moyennes par semaines) d’observer, dans de très bonnes conditions, les gorilles.

Document 4 : D’AUTRES ESPECES ANIMALES MEDIATIQUES : LES TORTUES MARINES

 

Parmi les autres espèces susceptibles d’être valorisées vivantes figurent les tortues marines. Bien que leur disponibilité soit limitée dans le temps (la période de ponte entre septembre et février), elles offrent l’avantage d’être facilement localisées (en bordure de la mer), dans un environnement aisé à parcourir (entre le sable et la forêt à marantacées, on n’hésite pas un seconde). En outre, une fois la tortue trouvée, elle s’observe en générale longuement, la vitesse de fuite de la tortue restant nettement inférieure à celle du gorille chargeant.

La valorisation des tortues marines pour le développement touristique a été retenue pour São Tomé. On ajoutera en outre que la valorisation d’une espèce animale doit pouvoir favoriser sa protection en sensibilisant :

-          l’administration qui voit en elle une espèce qui lui rapporte, et donc à préserver

-          les populations locales qui doivent pouvoir bénéficier des retombées concrètes et percevoir l’anima vivant plus rentable que mort ;

-          le grand public.

Les options des Ecosystèmes forestiers d’Afrique Centrale (ECOFAC) dans les sites où il a développé le tourisme. Au Congo, dans le parc national d’Odzala, celui-ci offre un potentiel unique par la présence de salines au cœur de la forêt, dans lesquelles les animaux se présentent et cohabitent spontanément pour se procurer sels minéraux et espèces végétales particulières. C’est pour l’instant le seul endroit connu au monde où on peut observer côte à côte, pendant parfois des heures, éléphant, gorilles, sitatugas, buffles, potamochères, hylochères etc. Hormis son potentiel exceptionnel, Odzala rassemble peu d’atouts : un site enclavé (il fallait en 1997 deux journées de véhicules 4x4 depuis Brazzaville pour y accéder). Pas d’infrastructure d’accueil ni à Odzala, ni entre Brazzaville et Odzala, pas de produit touristique existant. Pourtant, au cours de l’année 1996, tous ces désavantages allaient disparaitre progressivement. ECOFAC ayant aménagé une piste d’aviation à Odzala, par un système de subvention, réussit à mettre en place une rotation aérienne tous les quinze jours. La zone était tellement enclavée que cette liaison aérienne connu un succès inespéré, au point que le transporteur, au bout de six mois, en faisait une rotation hebdomadaire. Dès lors, les problèmes d’accès au site depuis la capitale étaient résolus.

L’aménagement de la rivière, seule voie de communication vers les salines au Nord du parc, fut entrepris. Travail de longue haleine, il permit une fois achevé, de rejoindre Ekania en neuf heures de pirogue motorisée. Bien qu’un peu long, ce mode de déplacement a l’avantage de ne pas être fatigant, de permettre l’observation des différents paysages ainsi que de la faune venant s’abreuver.

La mise en place d’une logistique d’accueil, valorisant des compétences et matériaux locaux s’effectua au cours de l’année 1996. Plusieurs camps furent construits pour une capacité maximale de seize personnes pouvant séjourner en même temps dans le parc. Parallèlement, des affiches, des dépliants, un film documentaire, étaient produits pour la promotion du site.

Document 5 : LE CONGRES D’ATA

 

Le 29e congrès de l’Ata s’est achevé à Douala le 07 mai 2003. Le Cameroun, pays hôte de la rencontre, a pris conscience de son retard. Mais que peuvent les américains sur qui les officiels semblent s’appuyer pour booster la destination Cameroun.

Ce n’est pas la première fois que le Cameroun accueille les travaux de l’Ata. Depuis son adhésion à cette organisation en 1986, le pays de Paul Biya « a eu l’honneur d’abriter en 1987, dans cette même ville de Douala, les travaux du 12e congrès de l’Ata ». En 2001, « cet honneur et cette confiance lui sont renouvelés (…) lorsque notre pays, à travers la ville de Yaoundé, s’est fait hôte du cinquième symposium de l’Ata sur l’écotourisme, le commerce et l’investissement ». C’est donc la troisième fois que l’Ata séjourne au Cameroun en tenant son 29e congrès à Douala. Cette fréquentation à tout la moins régulière, témoigne-t-elle d’une quelconque importance du Cameroun dans le gotha touristique africain ? Si l’Organisation des congrès de l’Ata dans un pays n’obéit pas forcément à des critères intrinsèquement touristiques – puisqu’on y va surtout pour résoudre des questions administratives – il faut dire que le choix du Cameroun coïncide avec les potentialités d’un pays encore peu connu sur le plan touristique. Mais, des potentialités encore enveloppées dans la nuit de l’ignorance et de l’obsession du sous-développement.

En fait, le congrès d’Ata a permis au Cameroun de se rendre une fois de plus compte de son retard, en face des pays comme la Tanzanie ou encore le Kénya. Tous les 27 pays représentés ont laissé une nette-impression de faire de leur territoire une destinatif touristique importante. Une ambition qui corrobore les tendances mondiales actuelles. En effet, le tourisme est une industrie en forte expansion dans le monde. Non seulement elle a résisté à toutes les périodes de récession économique, mais encore, elle fait montre d’un potentiel de croissance continue. Au cours de la période 1989-1998, les arrivées à l’échelle mondiale sont passées de 426 millions de péronés à 625 millions, soit un taux de croissance de 43%. Les recettes – hors transport – ont naturellement suivi la même courbe. Elles sont passées de 221 milliard de dollars US à 445 milliards de dollars US, pour un taux de croissance de 8,1%. Et les statistiques de l’Organisations mondiale du tourisme (OMT) prévoient à l’horizon 2010, un milliard d’arrivées internationales de touristes avec 1550 milliards de dollars US de recettes.

LE CAMEROUN A LA TRAINE

 

Cette expansion de l’activité touristique dans le monde induit un développement des pays où elle est présente. A titre d’exemple, la France a reçu en 1998, 29 700 millions de dollars US pour 70 millions d’arrivées. Le Sénégal à cette même période, a reçu 161 milliards de dollars US (soit environ 80 milliards de FCFA) de recette touristique pour 322 000 arrivées. Un pays comme le Kenya, en 1990, tirait l’essentiel de ses ressources d’exportation du tourisme. En plus de sa capacité de création de devises, le tourisme est devenu l’une des principales sources d’emploi. Il fournit plus de postes de travail que toute autre industrie. Ces postes sont répartis dans les emplois directement issus du secteur touristique (hôtels, restaurants, compagnies areines, agences de voyage) ou alors d’activités connexes ou induites (fournisseurs d’entreprises touristiques, industries aériennes, etc.).

Malheureusement, l’activité au Cameroun, ne suit pas cette courbe d’évolution générale. Une léthargie légendaire caractérise le pays de Hélé Pierre en la matière. Avec quelques 130 000 arrivées en 1998 et 18,5 milliards de FCFA de recettes, le Cameroun, malgré ses potentialités, ne représente que 0,6% des arrivées touristiques africaines. Aujourd’hui, il en est à environ 300 000 arrivées, ce qui ne vaut pas grand-chose, puisque le minimum requis pour qu’un pays soit une destination touristique est de 500 000 arrivées par an, selon les normes de l’OMT. Avec sa sous moyenne, le Cameroun ne figure même pas parmi les 20 principales destinations en Afrique. Des pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, la Tanzanie, le Kenya, qui n’ont même pas la moitié de ses atouts y apparaissent pourtant. Une contre performance surprenante qui s’explique globalement par un manque de vision et de volonté politique. Devant cette situation pour le moins décevante, les américains peuvent-ils aider les Camerounais à se remettre sur orbite ?

AFRIQUE CENTRALE : VOYAGE ET TOURISME AU CAMEROUN

« Ce 29e congrès de l’Ata intervient à une période où le tourisme, première industrie dans le monde devant le pétrole, l’automobile et l’électricité, amorce une phase particulièrement déterminante de son évolution dans le monde et singulièrement au Cameroun » a affirmé le ministre du Développement industriel et commercial (MINDIC) représentant le Premier Ministre à l’ouverture du Congrès. Et, dans un discours digne de grandes messes, de propagandes hitlériennes, il s’est convaincu avec les idées, le Cameroun en partenariat avec l’Ata était déjà sorti de l’auberge. « Au nombre de stratégies mises en place, a-t-il proclamé, il y lieu de retenir notamment la mise en œuvre de notre plan marketing de développement du tourisme renforcé par l’étude sur la stratégie sectorielle de développement du tourisme. Il va sans dire que ces actions visent à permettre :

-          l’augmentation du nombre de touristes nationaux et étrangers ;

-          les réponses aux préoccupations de l’Ata pour combler les attentes de nos amis les américains qui s’intéressent de plus en plus à notre pays ;

-          l’accroissement des investissements privés dans le secteur du tourisme ;

-          l’accroissement des possibilités de création d’emplois et de revenus, ainsi que la génération des devises étrangères ».

La programmation d’une conférence sur le thème « Doing business together » a fini de miroiter l’espoir que les Américains et l’Ata puissent booster la destination Cameroun.

Mais en attendant, il faut dire que le touriste américain est d’abord exigeant. « Et puis, la résolution à faire est davantage spirituelle. Même en investissant dans les voies d’accès aux sites et les lieux d’hébergement, il n’est pas sûr que la mentalité des Camerounais changera du jour au lendemain », remarque un participant au congrès. Pour gagner donc sa place, le Cameroun doit batailler dur. L’avenir affiche une lueur éclatante et la génération actuelle doit choisir, 200 tours "opérateur français à Djerba". La Tunisie inscrite comme première destination touristique (séance de travail sur le programme "vacances en sécurité 2004").

LES PRINCIPAUX PROBLEMES DU TOURISME CAMEROUNAIS

 

Le ministère du tourisme camerounais a décidé de mettre les bouchées doubles pour redynamiser le tourisme camerounais. Ayant pour objectif d’atteindre les 500 000 touristes cette année 2005 (minimum requis pour qu’un pays soit une destination touristique), ce dernier est confronté à 4 principaux problèmes :

  • L’espace aérien camerounais

Alors qu’on croyait que le déclin de « Air Afrique » serait une opportunité à saisir pour la « Cameroun Airlines », tous les pronostics ont été déjoués. Le Cameroun étant déjà une faible destination touristique, l’on gagnerait mieux à avoir un espace aérien digne de ce nom, capable de desservir directement les touristes vers notre chère terre. Espérons tout aussi que la création d’Air CEMAC qui en phase de réalisation serait un tremplin.

  • Visas touristiques : coût élevé

Le visa touristique au Cameroun est une entrave majeure à notre développement. Estimé entre 350 euros et 185 euros, ce montant ne reste pas à la portée de nombreuses personnes désireuses de découvrir le Cameroun, Afrique centrale en miniature. L’Etat camerounais devrait revoir les différents coûts liés à l’obtention d’un visa pour rendre ainsi plus accessible notre pays.

  • Pas de moyens internes

Comment comprendre que l’on s’évertue à attirer un nombre assez important de touristes, mais une fois à destination, se mouvoir devient autre chose. Il existe une marque criarde de routes praticables. L’Eta camerounais devrait s’atteler à bitumer toutes les routes menant aux sites touristiques. Cela permettrait de s’y rendre permanemment. Par ailleurs, l’on observe ce manque devant relier deux sites touristiques situés à 2 extrêmes du Cameroun (parc de Citaza – Kribi). En outre, se rendre à train, voudrait signifier une durée minimale de voyager de 2 jours. Pour remédier à ce problème, il serait judicieux pour l’Etat du Cameroun de construire des aérodromes dans des points stratégiques et d’ouvrir une petite flotte aérienne interurbaine qui pourrait relier plus rapidement 2 sites touristique éloignés.

  • Le budget touristique est très sous-évalué

L’Etat du Cameroun ne semble pas corroborer avec cet adage qui dit : « Pour gager gros, il faut investir ». En d’autres termes, l’Etat met peu de moyens financiers, matériels du tourisme. Budget évalué à 1 546 600 000 représentants aussi 0,09% du budget camerounais en 2005, il apparait insuffisant pour atteindre les objectifs assignés du ministère du tourisme.

Conscients donc des revenus que procure le tourisme dans d’autres Etats tels que le Kenya, le Sénégal ou la Tunisie, c’est grand temps pour le Cameroun de développement des stratégies adéquates si l’on veut se maintenir au rang des destinations touristiques.

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