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Commentez et discutez cette pensée d’un sage contemporain : « La source de toute la misère du monde est de ne penser qu’à soi-même ; la source du bonheur du monde est de penser aux autres »

TOPIC : "The thought of self is the source of the world’s misery whereas the thought of otehres is the source of all good" discuss this qoite frome one’s today wiseman.

  1. I.PRELIMINAIRES

Le libellé du sujet compte quelques subtilités sémantiques liées aux concepts utilisés :

  • Un sage : c’est celui dont la conduite est conforme aux règles de la raison et de la morale. Dans le sujet, l’on ne sait rien des présupposés de la pensée (théologie, philosophie politique ou sociale…)
  • Contemporain : qui est du même temps. Les éléments de la contemporanéité devront apparaître dans l’argumentation des candidats ;
  • La source : origine et cause ;
  • Toute la misère du monde : termes englobant et quelque peu catégorique, référant au mal générale ;
  • Ne penser qu’à soi : égoïsme ;
  • Source du bonheur du monde : termes ambigus référant au bien général, mais on ne sait s’il s’agit du monde réel ou de monde virtuel ;
  • Penser aux autres : altruisme.

Laconsigne d’écriture en français suggère d’emblée un plan dialectique (thèse – antithèse – synthèse), tandis que le « discuss this quote » n’induit pas forcément un plan tripartite.

L’attention des évaluateurs, est appelée sur le fait que la dissertation dans le sous-système anglophone ne renseigne pas avec les mêmes canons que dans le sous-système francophone. A ce niveau, une certaine souplesse est requise quant à la validation des plans tripartites ou bipartites. Toutefois, la connaissance des lois de l’exercice qu’est la dissertation de culture générale devrait être prise en compte : les candidats présentant un plan analytique et schématique avec sous-titres et sous sections seront pénalisés relativement à la forme.

Le fond est noté sur 14. Il convient de tenir compte de la bonne compréhension du sujet, de la force de la démonstration et de l’exemplification, de la culture pénale du candidat ;; ce dernier ne devrait s’enfermer dans sa spécialité.

  1. II.Problématique

Le sujet pose un problème moral et éthique : Doit-on être heureux tout seul ? Le systèmedes valeurs (axiologie) est-il individuel ou collectif ?

  1. III.Eléments d’introduction

L’homme s’est toujours présenté comme un être rebelle, désireux de conquérir sa liberté, de créer ses propres valeurs, et d’échapper au déterminisme : révolte originelle, volonté de puissance, culte du plaisir, soif de liberté…

Approfondir ces désirs, conduit au culte de soi et à l’oubli des autres. D’où cette opposition constante et manichéenne entre le bien et le mal, la vertu et le péché, l’égoïsme et l’altruisme, etc. Tous les domaines de la vie peuvent servir de base d’illustration de ces oppositions (vie de couple, économie, politique, géostratégie, philosophie, morale, etc.).

  1. IV.Plan possible

Les sujets portant sur une pensée de quelqu’un induisent un plan dialectique, dans la mesure où l’objectif terminal est de former le jugement en évitant des tendances au dogmatisme ou à l’obscurantisme. L’esprit de la dissertation se nourrit dela compréhension de la pensée d’autrui, de sa remise en cause et de la recherche d’une troisième voie.

1ère partie : L’EGOÏSME, SOURCE DE MISERE

Dans tous les contextes (philosophie, politique, économique ou sentimental), l’égoïsme n’affiche que des limites. Le triomphe de l’individu est difficile à assurer alors même que la finalité de l’homme sur terre le prédestine à la socialisation.

Des exemples divers permettent de confirmer cette état de cause : l’institution du mariage, les regroupements des Etats, les découvertes et les inventions…)

« Malheur à l’homme seul ; il y a de la honte à être heureux tout seul ».

Le monde contemporain multiplie des gestes en faveur d’un développement homogène et durable de la planète. Ne penser qu’à soi asservit l’autre, engendre la violence, expose le monde à toutes sortes de maux (guerre, famine, replis identitaires…)

2ème partie : l’altruisme, source de bonheur

C’est un principe sacro-saint de la pensée judéo-chrétienne voire des autres religions. Les termes abondent pour cristalliser et valoriser l’autre :

Amour du prochain, humanisme, libération de l’homme des entraves de l’ignorance, de la pauvreté, de la misère, recherche d’un nouvel ordre mondial plus juste, égalité des chances, égalité d’accès, l’approche genre, juste redistribution des fruits de la croissance, promotion d’un développement durable, lutte contre la pauvreté et l’exclusion…

L’on se rend compte que la littérature est abondante, car elle concerne tous les secteurs de la vie (morale, philosophie, politique, économie, religion, gestion de la cité…)

3ème partie : LES FACTEURS LIMITANT DU DEVELOPPENT SOCIO-ECONOMIQUE DU MONDE

Le bonheur de l’homme sur terre pourrait s’apparenter à une abstraction, une pare vue de l’esprit, il y a une misère transcendante qui ne dépend pas de l’homme :

  • Le mal existe, il est inhérent à la condition humaine ;
  • Les catastrophes naturelles ;
  • Les accidents ;
  • Le sentiment de finitude…

Tout cela contribue à entamer le bonheur de l’homme sur terre et à relativiser ce concept.

En outre, il y a une difficulté évidente à appliquer les exigences de l’altruisme : penser aux autres ne supprime pas forcément les inégalités. L’idéal serait l’utopie marxiste : une société d’abondance où la maxime est : à chacun selon ses besoins.

  1. V.ELEMENTS DE CONCLUSION

L’homme est essentiellement un être social appelé à vivre en communauté, tout en promouvant les nobles idéaux de solidarité agissante, d’égalité, de paix et de progrès pour tous. Dans ces conditions, un bonheur individuel n’aurait pas de sens. Il compromettrait l’équilibre du monde, car il favoriserait l’émergence de courants de pensée contestataires ou réactionnaires. Toute confrontation verbale, armée ou idéologique marque le recul de la civilisation, point d’assomption du caractère supérieur ou démiurgique de l’homme. L’égoïsme n’est une valeur, l’enrichissement mutuel et non sur l’aliénation ou la compromission.

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